L'offre d'achat de Veolia sur la quasi- totalité de la participation d'Engie dans Suez, son grand concurrent, agite fortement le landerneau français. Si le Premier ministre français Jean Castex est f...

L'offre d'achat de Veolia sur la quasi- totalité de la participation d'Engie dans Suez, son grand concurrent, agite fortement le landerneau français. Si le Premier ministre français Jean Castex est favorable au projet qui selon lui fait sens, du côté d'Engie, on n'est pas satisfait. Jean-Pierre Clamadieu, son président, fait monter les enchères. Il estime qu'avec les 3 milliards de Veolia, le compte n'y est pas. 15,50 euros par action est, selon lui, trop peu et pas d'un ou deux euros ! Dans le même temps, il appelle de ses voeux un plan qui inclut Suez et souhaite soit un projet alternatif à celui de Veolia, soit une entente entre les rivaux de toujours. De ce côté-là, ce n'est pas gagné : tout Suez, syndicats compris, est vent debout contre un mariage avec Veolia. Et Bertrand Camus, le CEO, refuse même dialoguer avec Antoine Frérot, son homologue chez Veolia. Le sort d'Eau France de Suez, qui serait cédée en cas de mariage pour se conformer à la loi antitrust, fait aussi débat.