Un resto ouïgour à Ganshoren, voilà qui est inédit. A ce point inédit que, depuis l'ouverture de Bagwan, le bruit s'est répandu comme une traînée de poudre dans la communauté ouïgoure, mais aussi chinoise. Car si les Chinois répriment les Ouïgours, cela ne les empêche pas d'adorer la cuisine de ce peuple turcophone de...

Un resto ouïgour à Ganshoren, voilà qui est inédit. A ce point inédit que, depuis l'ouverture de Bagwan, le bruit s'est répandu comme une traînée de poudre dans la communauté ouïgoure, mais aussi chinoise. Car si les Chinois répriment les Ouïgours, cela ne les empêche pas d'adorer la cuisine de ce peuple turcophone de la province du Xinjiang. Géographi-quement et culturellement très éloignée de Pékin ou Shanghai, la cuisine ouïgoure est très spécifique, avec de nombreuses influences musulmanes (pas d'alcool au menu). Au Bagwan, on déguste donc des z ia kawap (2,50 euros), une belle brochette d'agneau façon chiche-kebab à la viande ultra-tendre. Ou, certains soirs, du polo (13 euros), le couscous local. Sans oublier le classique dapanji, pour deux ou quatre personnes (25 ou 40 euros). Soit des morceaux de poulet grillés servis avec des pommes de terre et de l'ail dans une sauce épicée au poivre du Sichuan, badiane, cumin, etc. Savoureux ! Mais on trouve également chez Bagwan les traditionnels laghman, version ouïgoure et ouzbèke des lamian, les nouilles étirées chinoises. Maison, elles sont présentées entières, avec un bouillon de légumes (13 euros), soit coupées en petits morceaux et revenues au wok avec un peu de viande hachée (14 euros). A arroser de vinaigre noir et de piment pour un goût authentique ! Mais ce qu'on préfère, ce sont les rangpiza (6 euros), de grosses nouilles préparées avec de l'amidon de blé servies froides avec une sauce très piquante. Dépaysant !