Le secteur des très grandes fortunes a fortement évolué ces dernières années. " Des intervenants ont disparu, d'autres sont arri- vés, remarque Olivier Van Belleghem. Il y a eu des fusions. Le marché a changé. "
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Le secteur des très grandes fortunes a fortement évolué ces dernières années. " Des intervenants ont disparu, d'autres sont arri- vés, remarque Olivier Van Belleghem. Il y a eu des fusions. Le marché a changé. " Après des études de droit à l'Université d'Anvers, une licence spéciale en fiscalité et comptabilité à la Vlerick School et un passage sous les drapeaux, il rejoint le département taxes d'Arthur Andersen en 1991. Trois ans plus tard, il entre au service juridique de la Banque Degroof. En 2003, il intègre le service private banking où il fonde le département estate planning dont il devient responsable, et en 2011, passe responsable commercial pour la Flandre. " Quand j'ai commencé, des banques de niche étaient spécialisées dans les clients fortunés. Elles servaient surtout des familles belges actives et vivant en Belgique. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas: des banquiers étrangers ont suivi leurs clients en Belgique. " Récemment, il a rejoint BNP Paribas Fortis, où il a pris la direction de Wealth Management, un département qui s'occupe des clients à partir de 5 millions d'euros. " Il y a 20 ans, les grandes banques ne s'occupaient pas tellement de private banking et de gestion de fortune. Elles se sont spécialisées dans ce segment en plus de leurs activités. Parallèlement, les clients se sont internationalisés. Aujourd'hui, si la famille est d'origine belge, la génération suivante est de plus en plus internationale. " Les familles fortunées sont également actives à l'étranger. " Cela engendre des conséquences dans tous les services. Pour moi, faire partie d'un groupe international comme BNP Paribas Fortis me permet de continuer à suivre les clients où qu'ils soient et de répondre à leurs questions supranationales. " J.R.