Quand Jean-Marc Verbist rejoint la Banque Degroof en septembre 2014, il est loin de se douter que la fusion avec Petercam dans l'air depuis si longtemps va réellement se faire. " J'avais envie de travailler avec Philippe Masset, un CEO avec un drive très impressionnant et un people manager très marqué. Et il y avait déjà beaucoup à faire rien que chez Degroof. "
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Quand Jean-Marc Verbist rejoint la Banque Degroof en septembre 2014, il est loin de se douter que la fusion avec Petercam dans l'air depuis si longtemps va réellement se faire. " J'avais envie de travailler avec Philippe Masset, un CEO avec un drive très impressionnant et un people manager très marqué. Et il y avait déjà beaucoup à faire rien que chez Degroof. " Quelques mois plus tard, en janvier 2015, le processus de la fusion est enclenché avec une phase de pré-analyse et le design de la nouvelle structure. " La fusion a été officiellement lancée le 1er octobre suivant, explique Jean-Marc Verbist. Et nous nous sommes retrouvés avec les challenges bien typiques d'une fusion : mise en place d'une nouvelle équipe de management, nouvelle structure au niveau des métiers avec de nouveaux responsables d'équipes, nouveaux processus, nouveaux chefs pour les collaborateurs, de la mobilité interne, etc. Comme dans toute fusion, cela a secoué mais aujourd'hui, la poussière est retombée et nous sommes dans une belle nouvelle dynamique. Nous y sommes arrivés et nous pouvons être fiers. " Toute fusion passe nécessairement par une nouvelle équipe de management. Tout changement partant du sommet, il faut que l'équipe en place soit compétente et, surtout, motivée par la fusion. Des anciens sont partis, d'autres sont restés et de nouveaux top managers sont arrivés. A partir de là, Jean-Marc Verbist et son équipe ont mis en place un vrai trajet d'accompagnement à tous les niveaux de la nouvelle banque. Un accompagnement au changement mais aussi aux valeurs. " La mise en place d'une nouvelle culture, confie Jean-Marc Verbist, cela peut paraître 'softy' mais c'est une étape nécessaire. Malgré des accents différents chez Degroof et chez Petercam, nous avions un tronc commun de valeurs en raison de nos métiers identiques et d'une population homogène. Nous avons donc fédéré les équipes autour d'une nouvelle culture. Elle se résume en cinq lettres : ETHIC, pour excelling, teaming-up, humane, intrapreneurial et client-centric. Avec 1.350 collaborateurs dont 840 en Belgique, Degroof Petercam est une petite structure, plus souple et agile que les autres banques. Et l'esprit d'initiative y est donc essentiel puisque différenciant. " Au moment de la fusion, ce passionné de tennis (un méchant B4/6) et de vin (il est membre d'un petit club qui se réunit tous les mois pour faire des découvertes) s'est retrouvé avec deux équipes RH qui, même fusionnées, s'avéraient sous-staffées. " Dans les deux entités, pour résumer, il n'y avait quasi pas de gestion de talents. Et j'ai donc recruté huit personnes au niveau du groupe pour propulser le département dans les RH de demain avec un accent net mis sur l'expérience du collaborateur et ce que l'on appelle le new way of working. Il faut savoir que dans nos maisons, il y a toujours eu une forte présence dans les bureaux. Cette mission est décidément un très beau challenge (car il y a tellement à faire). Et puis, nous sommes dans une banque à fort ancrage belge. Si les actionnaires ne sont pas dans l'équipe de management, ils sont présents et très vifs. Ce qui permet de vite faire bouger le bateau. " En fait, Jean-Marc Verbist met à profit, chez Degroof Petercam, l'expérience acquise pendant 17 ans chez Belgacom devenue, entre-temps, Proximus. Cet ingénieur commercial diplômé de Solvay y a, entre autres, participé à deux très gros projets de transformation de l'entreprise publique. " En 2002, j'ai fait partie de l'équipe qui a piloté, sous la direction de Bernard Delvaux, le projet BEST chez Belgacom. Un programme proactif de transformation de l'entreprise avec 4.000 cas de mobilité interne vers des jobs du futur et 4.000 départs bien phasés et négociés. Ensuite, j'ai géré la fusion entre Belgacom, Proximus et Telindus. Depuis ce moment-là, je n'ai plus quitté les RH... "XAVIER BEGHIN