Le scandale Volkswagen a précipité le désamour des automobilistes pour le diesel et marqué un nouvel intérêt pour les motorisations essence.
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Le scandale Volkswagen a précipité le désamour des automobilistes pour le diesel et marqué un nouvel intérêt pour les motorisations essence. Renault l'a bien compris en inaugurant un petit quatre cylindres turbo essence développé avec Daimler qui l'emploie sur la nouvelle Mercedes Classe A. Le nouveau moteur 1,3 TCe sera décliné en trois niveaux de puissance : 115, 140 ou 160 ch. Nous l'avons essayé dans sa version la plus puissante animée par la boîte EDC à double embrayage. Il se distingue avant tout par ses rejets de CO2 réduits et par son couple plus élevé de 30 Nm. En s'appuyant sur quatre cylindres au lieu de trois, le TCe Renault domine ses rivaux Pure Tech (PSA) et Ecoboost (Ford) sur deux points : ceux de la douceur de fonctionnement et de l'agrément de conduite. Le Scénic n'émet pas la moindre vibration au ralenti et accepte de reprendre à bas régime sans rechigner. Linéaire, il a le bon goût de ne pas s'essouffler à l'abord de la zone rouge. De quoi profiter dans les virages d'un châssis toujours affûté. Ainsi motorisé, le Scénic se révèle comme le monospace le plus amusant à conduire et coiffe, en termes d'agrément, un bon nombre de SUV. On est certes loin de la sobriété d'un diesel car la consommation, en conduite dynamique, peine à descendre sous les 8 l. Il faut dire aussi que le Scénic, avec 1,4 tonne, n'a rien d'un poids plume. Pour le reste, le mono-space Renault conserve une belle allure avec ses faux airs de SUV, son habitabilité correcte, son confort de suspension et ses nombreux rangements même si cette dernière génération a perdu les sièges individuels à l'arrière pour se contenter d'une banquette coulissante. De quoi rendre le Scénic encore plus convaincant.