Parfois, un coup de force peut débloquer une situation. Samedi matin, la rédaction de L'Avenir a surpris les actionnaires en publiant un récit de quatre pages sur l'absence de stratégie éditoriale de Nethys et de ses tentatives d'intervention dans le contenu du ...

Parfois, un coup de force peut débloquer une situation. Samedi matin, la rédaction de L'Avenir a surpris les actionnaires en publiant un récit de quatre pages sur l'absence de stratégie éditoriale de Nethys et de ses tentatives d'intervention dans le contenu du journal. Stéphane Moreau et ses amis, qui ont dû avaler leur café de travers en découvrant l'article, ont publié un communiqué dénonçant les informations " erronées ". Mais, surtout, ils ont repris les discussions, jusque-là au point mort, avec la rédaction sur la restructuration en cours. Et très rapidement, un accord est intervenu. L'entreprise accepte de prendre en compte les droits d'auteur dans le calcul des indemnités de départ des journalistes, ce qui porte l'enveloppe totale du plan de restructuration à plus de 5 millions d'euros. Avec ces nouvelles conditions, le nombre de départs volontaires grimpe de 10 à 27 journalistes. Très proche de l'objectif de 31,7 équivalents temps plein. Si proche que la rédaction ne désespère pas de réussir à éviter les licenciements secs. Les deux parties doivent encore négocier les modalités de recrutement d'un rédacteur en chef, ainsi que sa collaboration future avec le directeur des rédactions, Philippe Lawson, désavoué par les journalistes mais qui conserve l'entière confiance du management.