Dixième édition déjà pour un festival qui, selon ses dires, veut " comprendre cette part lumineuse et invisible de notre environnement qu'est le son ". Créée en 2011, La semaine du son est une forme d'action de sensibilisation à tout ce qui constitue notre environnement sonore : plus vaste et diversifiée que l'apparente domination de l'image ne pourrait le suggérer. Forcément : que deviennent YouTube ou même Facebook sans leur partie so...

Dixième édition déjà pour un festival qui, selon ses dires, veut " comprendre cette part lumineuse et invisible de notre environnement qu'est le son ". Créée en 2011, La semaine du son est une forme d'action de sensibilisation à tout ce qui constitue notre environnement sonore : plus vaste et diversifiée que l'apparente domination de l'image ne pourrait le suggérer. Forcément : que deviennent YouTube ou même Facebook sans leur partie son ? L'approche de la manifestation est transversale : à la fois dans les genres et formes abordés et dans le fait d'une rare proposition culturelle s'adressant aux trois Régions du pays. Ce qui va donc se décliner en diverses écritures : radio, cinéma, installations vidéos, field recordings et même santé auditive. Ce dernier point s'avère d'ailleurs majeur, vu les dégâts occasionnés par le volume généralement hypertrophié des concerts mais aussi d'éléments a priori moins notables, comme les pubs au cinéma, d'un niveau décibel supérieur à celui des films. La semaine du son a d'ailleurs instauré un " label 90 dB ", histoire de protéger l'écoute à long terme. Offrant un autre service aux visiteurs : la gratuité d'entrée. Difficile de choisir parmi les dizaines d'offres, mais en voilà une courte sélection. A Bruxelles, du 27 au 31 janvier, de midi à 17 heures, quatre installations City Sonic se posent à l'Académie royale des Beaux-Arts : notamment un hallucinant voyage entre 7.000 radios du monde entier qui changent de fréquence selon votre propre déplacement dans l'espace. Le 1er février au Delta de Namur en soirée, un hommage est rendu au poète Francesco Pétrarque par ces deux musiciens uniques que sont André Siwy et Walter Hus. Côté Charleroi, les 8 et 9 février, ce sont les élèves du Conservatoire Arthur Grumiaux qui proposent toutes sortes d'interventions temporelles, certaines traitées en son binaural. Le 8 février, à Chiny, en province deLuxembourg, vous est proposé un massage sonore alors que le lendemain, Anvers invite des compositeurs de musique électracoustique, en surround.