Le réseau social favori des jeunes générations s'apprête à faire son entrée en Bourse. Snap Inc. vient de déposer ses documents financiers auprès de la SEC, le gendarme américain du secteur. L'entreprise créée et dirigée par Evan Spiegel y dévoile pour la première fois ses résultats. Snap espère séduire les investisseurs en m...

Le réseau social favori des jeunes générations s'apprête à faire son entrée en Bourse. Snap Inc. vient de déposer ses documents financiers auprès de la SEC, le gendarme américain du secteur. L'entreprise créée et dirigée par Evan Spiegel y dévoile pour la première fois ses résultats. Snap espère séduire les investisseurs en montrant la forte croissance de ses activités. En 2016, le chiffre d'affaires, qui a été multiplié par sept, a atteint 404 millions de dollars. Pas moins de 158 millions de personnes utilisent Snapchat quotidiennement, ce qui représente une progression de 50 % sur un an. Niveau rentabilité, la situation est moins rose. Depuis son lancement en 2011, le réseau social a épongé plus de 1 milliard de dollars de pertes. Ce n'est pas rare dans le monde des start-up technologiques, mais Snap devra convaincre les investisseurs que son business model est pertinent sur le long terme. Comme Facebook ou Twitter, l'application gratuite Snapchat mise sur la publicité pour faire rentrer de l'argent dans les caisses. L'entreprise parvient de plus en plus facilement à insérer des annonces commerciales entre les photos et les vidéos amusantes que les utilisateurs s'échangent. Mais les rentrées restent encore assez faibles : Snap génère actuellement un dollar de revenu par utilisateur et par trimestre. C'est cinq fois moins que Facebook. La société, qui emploie déjà plus de 1.800 salariés, envisage une cotation à la Bourse de New York dès mars prochain sous le code " SNAP ". Il pourrait s'agir de la plus grosse IPO enregistrée dans le secteur tech depuis Facebook en 2012 et Alibaba en 2014. GILLES QUOISTIAUX