Ce n'est pas forcément le genre d'album qui passera à la radio. Et pour une très mauvaise raison: il est difficile de classifier Promises, aventure conjointement signée par Floating Points, Pharoah Sanders et The London Symphony Orchestra. Soit trois acteurs im...

Ce n'est pas forcément le genre d'album qui passera à la radio. Et pour une très mauvaise raison: il est difficile de classifier Promises, aventure conjointement signée par Floating Points, Pharoah Sanders et The London Symphony Orchestra. Soit trois acteurs importants de la musique actuelle mais a priori logés à de très différentes enseignes. Floating Points est le pseudo d'un jeune gars de Manchester qui s'est taillé un C.V. bétonné par l'électronique, le DJing et la production pour autrui. L'homme a eu le désir de collaborer avec Pharoah Sanders, l'un des derniers noms du jazz historique, celui qui a accompagné des pointures telles que John Coltrane et Sun Ra. Troisième pièce du puzzle: l'orchestre symphonique de Londres, créé en 1904 et qui n'a cessé de multiplier les projets au-delà de la stricte représentation des classiques, exécutant notamment les thèmes de Harry Potter et de Star Wars. Mis ensemble, cela donne 46 minutes d'une passionnante musique, narrative et cinématographique. Essentiellement instrumentale, elle équilibre l'apport des trois parties, laissant la part du lion à l'aîné Sanders (80 ans depuis octobre). Même s'il n'est pas pareillement impliqué à chacune des neuf séquences mises en continuité, son sax ténor fait toujours des merveilles.