Ecrivaine prolifique - elle a même commis quelques écrits érotiques - et cousine d'un ministre du même nom, la belgo-montmartroise, Nadine Monfils pratique l'humour déjanté, un peu comme son maître à penser Fréderic Dard, l...

Ecrivaine prolifique - elle a même commis quelques écrits érotiques - et cousine d'un ministre du même nom, la belgo-montmartroise, Nadine Monfils pratique l'humour déjanté, un peu comme son maître à penser Fréderic Dard, le père du commissaire San Antonio. Mais à la sauce belge ce qui, de la clouche à la rawette permet de savoureuses excursions dans nos belgitudes et de savantes digressions étymologiques, telle l'origine d'orchidoclaste, néologisme forgé au départ des mots grecs orkis (testicule) et klastos (brisé). Ce polar, impossible à résumer, commence par un banal accident de voiture. Après avoir sifflé quelques bières de Chimay, Elvis Cadillac, sosie officiel du King, renverse un inconnu nu comme un ver et ne désirant pas l'abandonner, le hisse sur la banquette arrière de sa Cadillac rose. En cours de route, il perd son passager mais rencontre une coupeuse de têtes de nains de jardin. La suite se perd dans un absurde macabre dont les jeux de mots constituent autant de " cerises sur le caveau ".Nadine Monfils, Ice Cream & Châtiments, Fleuve Editions, 224 pages, 17,90 euros.Par Guillaume Capron