Nico Delvaux souhaitait devenir pilote de chasse sur un F-16. Il s'était préparé à l'examen d'entrée pour l'école militaire, mais deux vertèbres dorsales situées trop près l'une de l'autre - ce qui peut poser problème en cas d'utilisation du siège éjectable - en ont décidé autrement. Nico Delvaux a alors entrepris d'étudier à Bruxelles pour devenir ingénieur industriel en électromécanique, avec une spécialisation en physique appliquée. Il a plus tard effectué un stage dans sa ville d'origine, Tirlemont, en tant qu'ingénieur projet dans la raffinerie de sucre. Lorsque celle-ci a été vendue à l'allemand Südzucker, les rumeurs allaient bon train quant à la fermeture du site. Nico Delvaux a dès lors opté pour Atlas Copco.
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Nico Delvaux souhaitait devenir pilote de chasse sur un F-16. Il s'était préparé à l'examen d'entrée pour l'école militaire, mais deux vertèbres dorsales situées trop près l'une de l'autre - ce qui peut poser problème en cas d'utilisation du siège éjectable - en ont décidé autrement. Nico Delvaux a alors entrepris d'étudier à Bruxelles pour devenir ingénieur industriel en électromécanique, avec une spécialisation en physique appliquée. Il a plus tard effectué un stage dans sa ville d'origine, Tirlemont, en tant qu'ingénieur projet dans la raffinerie de sucre. Lorsque celle-ci a été vendue à l'allemand Südzucker, les rumeurs allaient bon train quant à la fermeture du site. Nico Delvaux a dès lors opté pour Atlas Copco. Au sein de ce groupe, il a exercé diverses fonctions de management dans le Benelux, avant que le groupe industriel suédois fasse de lui un véritable citoyen du monde. Il a habité et travaillé en Italie, au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu'en Chine. Nico Delvaux, qui a également décroché un MBA à l'école de commerce d'Anvers, s'est ainsi progressivement rapproché de la direction de l'entreprise. En 2011, il est devenu le premier directeur de la nouvelle division construction, et à partir de la mi-2014, il a dirigé la division Compressor Technique. Cette dernière, qui compte 21.000 travailleurs et 45 usines et dont le quartier général est établi à Wilrijk, est la plus grande et la plus importante du groupe. " Cela m'a certainement aidé d'avoir touché un peu à tout, confie Nico Delvaux. Chez Atlas Copco, j'ai travaillé aux achats, au contrôle qualité, à la production, au marketing, à la location et à l'entretien. C'était un peu comme si je changeais d'entreprise tous les trois ans. " Nico Delvaux, qui a - selon ses propres dires - un style de management très direct, a effectué chez Atlas Copco un parcours quasi identique à celui du Limbourgeois Ronnie Leten. Ce dernier a également dirigé la division compresseurs avant de devenir CEO du groupe, poste qu'il a occupé pendant huit ans. Pendant longtemps, les spéculations allaient bon train quant au fait que Nico Delvaux suivraient les traces de Ronnie Leten. Mais lorsque ce dernier a démissionné en janvier dernier de son poste, c'est étonnamment le Suédois Mats Rahmström qui a été proposé comme successeur. Plus de trois mois plus tard, Nico Delvaux est devenu, après une carrière loyale de 26 ans chez Atlas Copco, le CEO de la multinationale finlandaise d'engineering Metso. Ce producteur d'installations de concassage et de criblage pour le traitement des minéraux a une valeur boursière de 4,4 milliards d'euros et emploie 11.500 travailleurs. Nico Delvaux balaie d'un revers de la main les insinuations selon lesquelles ce départ serait lié à la nomination de Mats Rahmström. Il déclare qu'il a toujours eu l'ambition de devenir CEO et qu'à 51 ans, l'heure était venue. Metso, qui venait de traverser une période difficile, comptait sur Nico Delvaux pour renouer avec la croissance et s'est dès lors montrée très déçue lorsque moins de six mois après sa nomination, il a annoncé son départ. " J'avais une opportunité qui ne se présente qu'une fois dans une vie, et je ne pouvais pas la laisser passer ", commente Nico Delvaux au sujet de son arrivée chez Assa Abloy, qui occupe 47.000 travailleurs et enregistre un chiffre d'affaires de 7,2 milliards d'euros. Assa Abloy, qui a chez nous un site à Nieuport, est surtout connue pour sa marque universelle de serrures Yale et pour sa marque d'origine belge Litto. Il prendra ses fonctions au plus tard le 18 juin. C'est-à-dire qu'il restera en place chez Metso jusqu'à ce qu'on lui ait trouvé un successeur.