Lorsque l'on s'imbibe copieusement, il faut de temps à autre lâcher la bonde, ce que font joyeusement les noctambules malinois mais, hélas, n'importe où. Pour endiguer ces épanchements sauvages, les autorités municipales ont d'abord tenté la répression et bardé les zones sensibles de cam...

Lorsque l'on s'imbibe copieusement, il faut de temps à autre lâcher la bonde, ce que font joyeusement les noctambules malinois mais, hélas, n'importe où. Pour endiguer ces épanchements sauvages, les autorités municipales ont d'abord tenté la répression et bardé les zones sensibles de caméras, mais sans réel succès. Puis elles ont changé leur fusil d'épaule et opté pour une autre approche nettement plus conviviale, avec notamment l'apposition sur les murs de dessins ou de posters dissuasifs représentant des habitants qui regardent, des enfants qui jouent, etc. Dans le même temps, elles ont installé, en primeur pour la Flandre et même la Belgique, le premier urinoir écologique. Importé des Pays-Bas, le Green Pee est un urinoir sec, facile à monter. Déclinable en diverses versions et coloris, il se présente sous la forme d'un bac à fleurs d'une capacité de 120 litres, ce qui permet environ 300 visites. Ce que les passants y abandonnent nourrit les plantes, et des fibres de lin empêchent toute propagation de mauvaises odeurs. Mélangées à l'urine, riche en phosphates, ces fibres deviennent après compostage un engrais biologique d'excellente qualité. Un premier exemplaire a été installé Minderbroedersgang, un passage nuitamment fort fréquenté. L'expérience sera évaluée d'ici quelques semaines afin de voir si l'investissement se justifie. Pareil urinoir ne nécessite certes aucun raccordement mais coûte quand même 3.500 euros.