Dans quelques mois, les magazines Flair, Gaël, Feeling et Femmes d'Aujourd'hui ne seront plus la propriété de l'éditeur Sanoma. Le groupe de médias Roularta, propriétaire de plusieurs hebdomadaires ( Le Vif, Knack, Trends-Tendances, Sport Foot Magazine, etc.) a en effet lancé une offre d'achat sur ces titres de presse féminine et espère concrétiser l'accord dans les prochaines semaines.
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Dans quelques mois, les magazines Flair, Gaël, Feeling et Femmes d'Aujourd'hui ne seront plus la propriété de l'éditeur Sanoma. Le groupe de médias Roularta, propriétaire de plusieurs hebdomadaires ( Le Vif, Knack, Trends-Tendances, Sport Foot Magazine, etc.) a en effet lancé une offre d'achat sur ces titres de presse féminine et espère concrétiser l'accord dans les prochaines semaines. Sur la table, Roularta a déposé un chèque de 33,7 millions d'euros pour une dizaine de titres au total et cède en contrepartie les magazines Je vais Construire/ Ik ga Bouwen pour 1 million d'euros à Sanoma, qui renforce ainsi son pôle d'édition dédié à l'habitat et la décoration. Une fois l'accord signé, l'acquisition de ces titres féminins devra encore être soumise à l'Autorité belge de la concurrence avant que les équipes rédactionnelles de Sanoma qui animent les magazines mais aussi les sites web de " Flair & Co " ne débarquent chez Roularta. En coulisse, on affirme que 160 personnes devraient ainsi rejoindre les bâtiments de leur futur employeur pour la fin de cette année, même si, avant cela, la facture sera toutefois salée chez Sanoma : une centaine de travailleurs actifs dans les services commerciaux et administratifs de ces titres perdront en effet leur emploi. Avec cette nouvelle acquisition de marques féminines, Roularta poursuit son repositionnement stratégique. Il y a quatre mois à peine, le groupe de médias avait cédé à l'éditeur De Persgroep sa participation de 50 % dans l'entreprise audiovisuelle Medialaan (propriétaire de la chaîne de télé flamande VTM) pour acquérir en échange 50 % de Mediafin (société éditrice des quotidiens L'Echo et De Tijd) avec, en sus, un chèque de 217,5 millions d'euros. En élargissant son portefeuille avec de nouveaux titres de référence, Roularta renforce ainsi non seulement sa présence sur le marché des magazines, mais aussi sur le terrain digital avec les précieux sites web qui y sont associés. Frédéric Brébant