Flash-back. Avril 2019. Masters d'Augusta. En état de grâce, Tiger Woods signe un exploit majeur en remportant, à l'âge de 43 ans, le 15e Grand Chelem de sa carrière. C'est l'un des plus improbables come-back de l'histoire du sport.
...

Flash-back. Avril 2019. Masters d'Augusta. En état de grâce, Tiger Woods signe un exploit majeur en remportant, à l'âge de 43 ans, le 15e Grand Chelem de sa carrière. C'est l'un des plus improbables come-back de l'histoire du sport. Et si le " Tigre " remettait son ouvrage sur le métier à l'occasion de l'édition 2020 qui débute ce jeudi? L'idée fait tourner les têtes de tous les admirateurs de l'icône mondiale du golf. Certes, depuis son fabuleux exploit, Tiger s'est fait plutôt discret. Son millésime 2020 est même carrément bouchonné. Mais d'expérience, on sait que le Masters lui donne des ailes. C'est son tournoi préféré, et il a déjà accroché cinq green jackets à sa garde-robe: en 1997, 2001, 2002, 2005 et 2019. Il connaît chaque recoin du parcours, sait où placer la balle sur chaque trou, et éluder tous les pièges. Et puis, à Augusta, l'expérience et l'âge sont des atouts plutôt que des désavantages. Il faut y faire preuve de patience, de stratégie, d'humilité. L'épreuve sourit d'ailleurs souvent aux anciens. Jack Nicklaus n'avait-il pas gagné son dernier Masters à 46 ans? Cette année, Woods ne fait objectivement pas partie des grands favoris. En Géorgie, les bookmakers misent d'ailleurs davantage sur la nouvelle génération de frappeurs emmenée par Bryson DeChambeau, Jon Rahm ou Justin Thomas. Mais le " Tigre ", vieux renard, aime sortir du bois lorsqu'on ne l'attend pas. Voilà plusieurs semaines qu'il s'entraîne loin des feux de la rampe pour être prêt le jour J. " Le Masters, c'est le grand objectif de ma saison. J'espère vraiment y arriver au sommet de ma forme ", avait-il confié lors sa dernière apparition, le mois dernier, au Zozo Championship. Info ou intox? Cette année, l'Augusta National présente un décor très inhabituel. La pandémie a obligé les organisateurs à le reporter d'avril à novembre. C'est une première. Les journées seront bien plus courtes qu'au printemps. Le protocole sera adapté à la situation sanitaire. L'absence de public déboussolera les champions. Les couleurs et les sons seront très différents. Et le parcours lui-même sera, en fonction de la météo, délicat à décrypter. On annonce une température agréable mais les orages et les restes de la tempête Eta pourraient s'inviter à la fête. Bref, ce sera une sorte de voyage en terre inconnue pour les 96 joueurs invités à cette 84e édition si particulière. Quoiqu'il arrive, le spectacle vaudra le coup d'oeil même si, malheureusement, aucun joueur belge n'a réussi à se qualifier cette année.