A l'origine de ce festival photo : Hangar, sur la place du Châtelain, un bel espace de plus de 1.000 m2 dédié aux audaces visuelles. Pour sa troisième édition du PhotoBrussels Festival, Hangar sert de hub et rayonne vers d'autres lieux dans le quartier, comme la A Galerie (où l'on retrouve des photographes belges devenus classiques, dont Stephan Vanfleteren) ou le moins connu Centre culturel ...

A l'origine de ce festival photo : Hangar, sur la place du Châtelain, un bel espace de plus de 1.000 m2 dédié aux audaces visuelles. Pour sa troisième édition du PhotoBrussels Festival, Hangar sert de hub et rayonne vers d'autres lieux dans le quartier, comme la A Galerie (où l'on retrouve des photographes belges devenus classiques, dont Stephan Vanfleteren) ou le moins connu Centre culturel coréen, rue de la Régence. Ou encore la librairie Peinture Fraîche, spécialisée en livres de photos, au bout de la rue du Bailly . Celle-ci propose non seulement une riche collection de publications internationales, y compris des magazines pointus, mais aussi un lieu d'exposition privilégiant l'intimité et les formats moyens. La sélection 2018 du PhotoBrussels Festival a retenu 17 artistes, dont seulement trois femmes. Parmi elles, Claudia Jaguaribe, Brésilienne diplômée de l'université de Boston, trouvant dans son Rio de Janeiro natal sa matière à des portraits vertigineux, notamment de favelas saisies dans leur invraisemblable architecture tropicale. La ville dans sa démesure s'incarne également dans le travail du Chinois Yang Yongliang dont les montages photos et vidéos donnent le tournis, plongeant le spectateur dans un " enfer fictionnel ". Parmi la demi-douzaine de Belges ou de résidents de notre pays, deux coups de coeur. Le premier, le quadra Vincent Peal, a tenté une carrière musicale dans le groupe Emma Peal, mais a sans doute trouvé une meilleure expression personnelle dans ces images d'une architecture bruxelloise entre deux états, saisissant la topographie d'une ville volontiers aussi dysfonctionnelle qu'attachante. Coup de coeur aussi pour l'Anglais Kevin Scarlett, qui vit à Bruxelles et en a retenu le surréalisme naturel. Mais avec l'oeil d'une formation de peintre, il cadre la ville selon des couleurs qu'on n'attend pas forcément.