Pratiquement partout dans le monde existent des épreuves d'évaluation centralisées, sauf en Flandre, constate Ben Weyts (N-VA), ministre en charge de l'Enseignement. Chaque réseau a certes les siennes, poursuit-il, mais leur disparité rend impossible toute comparaison a...

Pratiquement partout dans le monde existent des épreuves d'évaluation centralisées, sauf en Flandre, constate Ben Weyts (N-VA), ministre en charge de l'Enseignement. Chaque réseau a certes les siennes, poursuit-il, mais leur disparité rend impossible toute comparaison au niveau flamand et, a fortiori, international. Pour y parvenir, quatre épreuves communes seront organisées dès 2023 : deux en primaire, au terme de la quatrième et de la sixième année, et deux dans le secondaire à la fin de la deuxième et de la sixième année. Ces contrôles, qui constituent une véritable révolution en Flandre, sont loin de faire l'unanimité. Les opposants à la mesure craignent en effet un teatching to test, c'est-à-dire un enseignement qui prépare en priorité les enfants à réussir cet examen, et se demandent qui sera chargé d'organiser ces épreuves. " Une équipe d'universitaires encore à constituer ", a répondu le ministre qui dispose pour ce faire d'un budget de 13,5 millions d'euros. L'autre innovation introduite par le ministre porte sur le recrutement. Les enseignants se faisant rares, Ben Weyts a décidé de rendre le métier plus attrayant en offrant une ancienneté de huit ans à tous ceux qui viendront l'année prochaine d'une autre profession. Un instituteur gagnerait ainsi 200 euros nets en plus par an, un professeur de mathématiques 300 euros.