Le contraste est saisissant. En quelques mois à peine, Nethys est passé de l'opacité la plus totale dans sa communication à une transparence salutaire qui manquait cruellement sous l'ère Stéphane Moreau. Vendredi dernier, le groupe liégeois a ainsi rendu public le nom des quatre candidats au rachat de ses titres de presse. Pour rappel, Nethys est propriétaire des Editions de l'Avenir qui publient le journal du même nom, mais aussi de L'Avenir Hebdo qui édite les magazines Moustique et Télé Pocket et de L'Avenir Advertising qui comprend le toutes-boîtes Proximag et la régie publicitaire du groupe.
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Le contraste est saisissant. En quelques mois à peine, Nethys est passé de l'opacité la plus totale dans sa communication à une transparence salutaire qui manquait cruellement sous l'ère Stéphane Moreau. Vendredi dernier, le groupe liégeois a ainsi rendu public le nom des quatre candidats au rachat de ses titres de presse. Pour rappel, Nethys est propriétaire des Editions de l'Avenir qui publient le journal du même nom, mais aussi de L'Avenir Hebdo qui édite les magazines Moustique et Télé Pocket et de L'Avenir Advertising qui comprend le toutes-boîtes Proximag et la régie publicitaire du groupe. Suite au scandale de l'intercommunale Publifin (devenue Enodia), le Parlement wallon avait voté, il y a 16 mois déjà, une motion demandant la sortie des Editions de l'Avenir de Nethys. Le nouveau trio de managers désignés l'automne dernier à la tête du groupe liégeois - Jean-Pierre Hansen, Laurent Levaux et Bernard Thiry - a accéléré les opérations de cession des filiales de Nethys et facilité dès lors les marques d'intérêt pour ses titres de presse. Désormais, le processus de vente est officialisé, géré par le bureau de consultance EY et la banque Degroof Petercam, et quatre candidats acheteurs ont été retenus. Trois font partie du paysage médiatique belge et le quatrième, plus inattendu, est un fonds d'investissement allemand connu sous le nom de Fidelium Partners. Côté belge, on compte un acteur très impliqué dans la presse périodique - le groupe Roularta (éditeur des magazines Le Vif, Trends-Tendances, Sport Magazine, Gaël, etc.) - et deux figures emblématiques de la presse quotidienne : le groupe Rossel (qui possède Le Soir et les journaux Sudpresse) et le groupe IPM (éditeur de La Libre et de La DH) qui s'est associé, pour l'occasion, à trois investisseurs wallons (Juan de Hemptinne, Bernard Delvaux et Pierre Rion). Invités à signer un accord de confidentialité pour avoir accès à toutes les informations financières des Editions de l'Avenir et des deux autres sociétés mises en vente, les candidats acheteurs devront remettre une offre indicative au plus tard le 16 avril. Si le fonds d'investissement allemand a peu de chance d'être retenu vu son inexpérience dans le secteur des médias, peu se risquent en revanche à désigner le groupe de presse qui remportera la mise. Certes, les entreprises Rossel et IPM bénéficient d'une longueur d'avance vu leur implication dans le dossier depuis plusieurs mois, mais Roularta pourrait bien jouer les trouble-fêtes. " Nous avons déjà un magazine télé dans notre portefeuille, Télépro, ainsi qu'une expérience non seulement dans les toutes-boîtes avec De Streekkrant, mais aussi dans la gestion des abonnés, explique Xavier Bouckaert, CEO de Roularta. Nous avons donc un vrai rôle à jouer dans ce dossier. " Le groupe de presse flamand fera-t-il pour autant cavalier seul dans cette aventure ? Pas si sûr. Il n'est en effet pas exclu que Roularta et Rossel - qui détiennent déjà, à parts égales, la société Mediafin (éditrice des quotidiens L'Echo et De Tijd) - s'unissent à nouveau pour faire une offre commune sur les Editions de l'Avenir, L'Avenir Hebdo et L'Avenir Advertising, avant de se répartir les différents pôles d'activités selon leurs centres d'intérêt respectifs. Affaire à suivre, comme on dit...