La biotech wallonne spécialisée dans les thérapies cellulaires pour le traitement des maladies du foie vient d'annoncer la clôture d'un financement de série D de 39,7 millions d'euros. Le tour de table avait commencé en début d'année avec l'arrivée au capital de l'entreprise du puissant groupe japonais Itochu, qui avait apporté 10 millions d'euros....

La biotech wallonne spécialisée dans les thérapies cellulaires pour le traitement des maladies du foie vient d'annoncer la clôture d'un financement de série D de 39,7 millions d'euros. Le tour de table avait commencé en début d'année avec l'arrivée au capital de l'entreprise du puissant groupe japonais Itochu, qui avait apporté 10 millions d'euros. Shinsei Capital Partners, un fonds japonais actif dans les sciences du vivant, vient d'investir le même montant. A côté de nouveaux investisseurs privés belges, on retrouve par ailleurs les japonais Medipal Holding Corporation et Ci:z Investment LLP, les coréens Korea Investment Partners et Mirae Asset Capital, et le family office luxembourgeois Six Snow. Le fonds japonais Mitsui, déjà actionnaire depuis 2012, a également participé au tour de financement. Cet argent frais doit permettre à Promethera de faire entrer l'HepaStem, son produit de thérapie cellulaire contre l'insuffisance hépatique aiguë, alternative à la transplantation, en phase 2B dès la fin de l'année. Après en avoir démontré l'innocuité et avoir effectué ce que l'on appelle la recherche des doses en phase 2A (qui prendra fin cet été), il s'agit à présent de vérifier l'efficacité du traitement sur 200 patients via une étude européenne. Pourquoi la biotech se focalise-t-elle autant sur l'Asie ? " Le Japon est clairement dans l'attente d'une alternative à la transplantation, répond son CEO, John Tchelingerian. Le pays refusant la transplantation cadavérique, il faut se tourner vers des patients vivants acceptant de donner une partie de leur foie. En outre, l'attractivité de la médecine régénérative et de la thérapie cellulaire y est majeure, contrairement aux Etats-Unis, davantage tournés vers l'immuno-oncologie. "