D'année en année, le nombre de sociétés à portefeuille et autres sociétés de management ne cesse de croître dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Si l'on n'atteint pas encore les chiffres du Hainaut où, avec les grandes fortunes des Hauts-de-France qui représentent, bon an mal an, un tiers des championnes du bénéfice, force est de constater que le sud du pays attire également quelques riches industriels tout heureux de bénéficier d'un climat fiscal assez favorable. C'est le cas d'UTM Belgium Finance. Derrière cet acronyme (Unternehmensgruppe Theo Müller), on retrouve le milliardaire allemand Theo Müller, propriétaire d'un groupe familial, actif dans le secteur laitier, qui s'est imposé sous sa direction parmi les leaders européens. Sa dauphine...

D'année en année, le nombre de sociétés à portefeuille et autres sociétés de management ne cesse de croître dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Si l'on n'atteint pas encore les chiffres du Hainaut où, avec les grandes fortunes des Hauts-de-France qui représentent, bon an mal an, un tiers des championnes du bénéfice, force est de constater que le sud du pays attire également quelques riches industriels tout heureux de bénéficier d'un climat fiscal assez favorable. C'est le cas d'UTM Belgium Finance. Derrière cet acronyme (Unternehmensgruppe Theo Müller), on retrouve le milliardaire allemand Theo Müller, propriétaire d'un groupe familial, actif dans le secteur laitier, qui s'est imposé sous sa direction parmi les leaders européens. Sa dauphine est une société immobilière, le Domaine de la Falize, et la troisième était la première de 2014 : Colruyt Retail. Au vu du profit qu'elle a dégagé (près de 32 millions d'euros), cette dernière n'a pas démérité, si l'on compare avec l'exercice précédent où son bénéfice était de 37 millions. Des résultats en léger recul, à l'image globalement des autres entreprises qui composaient le top 5 en 2014. C'est le cas aussi pour Thomas & Piron Holding, Idefin et Aldi Gembloux qui affichaient respectivement, l'an dernier, un profit de 33, 16 et 11 millions d'euros contre 25, 15 et 10 aujourd'hui. En revanche, la cinquième, la Brasserie d'Achouffe a le plus chuté dans notre classement puisqu'on la retrouve à la 69e place avec 1,4 millions d'euros. Il est vrai que 2014 s'était révélé un millésime exceptionnel pour la brasserie ardennaise avec un profit de plus de 11 millions, soit le quadruple du bénéfice habituel qui tourne, selon les années, autour de 3 millions d'euros. Hors le premier, qui se détache de manière spectaculaire dans ce top 100, les principaux secteurs qui se distinguent à une distance respectable sont les holdings, avec une dizaine de représentantes qui totalisent 70 millions d'euros de profits, suivies de la distribution, avec quatre sociétés habituées de nos tableaux : Colruyt Retail, Aldi Gembloux, Aldi Vaux-sur-Sûre et la Sogesma (enseigne Trafic). Ensemble, ce quatuor accumule 56 millions d'euros, soit un peu plus que les neuf sociétés immobilières qui réalisent conjointement une cinquantaine de millions. Ensuite, si ce n'est le bâtiment avec sept entreprises dont le profit cumulé s'élève à 24 millions, aucun secteur ne sort du lot. Au contraire, c'est la diversité des sociétés qui s'impose au final, avec 56 activités reprises. Peu de grosses variations entre 2014 et 2015, le nombre de sociétés réalisant plus de 10 millions d'euros est passé de sept à neuf. Au total, les bénéfices cumulés des 100 entreprises s'est élevé, pour sa part, à 636 millions d'euros contre 380 en 2014. Un grand bond en avant qui est la conséquence de l'arrivée cette année d'UTM Belgium Finance. Si l'on enlève ce premier, légèrement atypique dans la province, on revient à un total qui tourne autour de 400 millions d'euros. Seule activité industrielle dans le top 9 cette année, Ferrero Ardennes a vu son profit passer de 9,2 à 10,1 millions d'euros. Les autres locomotives locales se glissent entre holdings et sociétés immobilières mais répondent bien présent. Avec des fortunes diverses. Certaines affichent une constance remarquable, comme Houyoux Constructions dont le profit n'a pas varié et s'élève à un peu moins de 5 millions d'euros. D'autres ont vu leur bénéfice reculer comme Thomas & Piron Home qui est passé de 10,6 à 7,7 millions d'euros. Il y a également celles qui ont amélioré leurs performances comme Burgo Ardennes dont le bénéfice a augmenté de 3,6 à 8,5 millions d'euros. Des résultats divers qui illustrent la bonne santé économique des grandes entreprises namuroises et luxembourgeoises. G.V.D.N.