Spin-off de l'ULg créée en 2013, Revatis est active dans la médecine régénérative vétérinaire. Elle se focalise sur les problèmes de tendinite et d'arthrose chez les chevaux. " Nous exploitons une technologie peu invasive pour obtenir des cellules souches, explique Didier Serteyn, membre de l'équipe scientifique. Celui-ci ajoute que si l'entreprise se focalise sur le domaine vétérinaire, sa technologie fonctionne éga...

Spin-off de l'ULg créée en 2013, Revatis est active dans la médecine régénérative vétérinaire. Elle se focalise sur les problèmes de tendinite et d'arthrose chez les chevaux. " Nous exploitons une technologie peu invasive pour obtenir des cellules souches, explique Didier Serteyn, membre de l'équipe scientifique. Celui-ci ajoute que si l'entreprise se focalise sur le domaine vétérinaire, sa technologie fonctionne également en médecine humaine. C'est en 2015 que ses responsables effectuent leur premier voyage au Texas. " La faculté vétérinaire de l'université Texas A&M est l'une des meilleures au monde, relève notre interlocuteur. Nos partenaires nous ont tout de suite proposé de créer une joint-venture entre Revatis, Texas A&M et un investisseur privé. " La start-up a créé sa filiale américaine en 2016, et une première collaboratrice (américaine) a été engagée en février dernier. Pour le moment, l'entreprise attend l'approbation de l'Agence américaine du médicament. " En Europe, la thérapie cellulaire peut être utilisée sous la responsabilité d'un vétérinaire, explique Didier Serteyn. Mais aux Etats-Unis, la FDA considère que l'utilisation des cellules souches doit être considérée comme un médicament. " Revatis est donc en train de mener une étude clinique sur place, et entre-temps, elle a décidé de sous-traiter la production via la société Incell, de San Antonio. L'idée est bien sûr de produire elle-même à College Station. A ce jour, Revatis Belgique détient 60 % des parts de la société américaine, le reste étant détenu par Texas A&M et des investisseurs privés. " Un deuxième tour d'investissement sera nécessaire, précise notre interlocuteur. Avec des fonds d'investissement internationaux, des investisseurs locaux. " Pendant la première année, la filiale américaine a été incubée au sein du Research Valley Partnership, qui fait partie de l'écosystème développé par l'Awex. " Nous l'avons quitté cette année pour rejoindre un incubateur privé, explique Didier Serteyn. Il faut pouvoir profiter des outils attractifs qui existent et établir très vite son propre réseau. "