Stupeur dans le groupe Lhoist, spécialisé dans la production de chaux et de dolomie, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire la semaine dernière : celui qui est un des leaders mondiaux de son secteur veut supprimer 117 emplois sur les 740 qu'il compte en Belgique. Trois sites sont concernés : Marche-les-Dames (39 emplois), Jemelle (14) et Hermalle (64). La procédure Renault a été enclenchée. La première session de questions-réponses aura lieu le 26 septembre. Lhoist justifie son plan de trois manières : la baisse de 35 % des volumes de vente, la concurrence chinoise qui tire les prix à la baisse et des problèmes structurels liés, notamment, à la bagarre avec les moines de Rochefort qui s'opposent à l'approfondissement de la carrière de La Boverie par peur de contamination de l'eau qui leur sert à faire la bière. Parallèlement aux pertes d'emploi, Lhoist a annoncé un plan d'investissement de 90 millions d'euros sur cinq ans pour renforcer la spécialisation des trois sites concernés.