Le leader mondial sur le marché de la location d'installations de forage pétrolier a présenté à nouveau des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires (CA) a baissé par rapport au trimestre précédent, de 974 millions de dollars (794 millions hors éléments uniques) à 785 millions (-19,4 %). Le marché tablait cependant sur un recul à 738 millions de dollars. Le CA s'élevait encore à 1,34 milliard de dollars au premier trimestre 2016. Son érosion constante est bien entendu la conséquence de l'énorme crise que traverse le secteur. Un nombre croissant d'installations de forage sont inactives. De ce fait, les tarifs de locatio...

Le leader mondial sur le marché de la location d'installations de forage pétrolier a présenté à nouveau des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires (CA) a baissé par rapport au trimestre précédent, de 974 millions de dollars (794 millions hors éléments uniques) à 785 millions (-19,4 %). Le marché tablait cependant sur un recul à 738 millions de dollars. Le CA s'élevait encore à 1,34 milliard de dollars au premier trimestre 2016. Son érosion constante est bien entendu la conséquence de l'énorme crise que traverse le secteur. Un nombre croissant d'installations de forage sont inactives. De ce fait, les tarifs de location journaliers sont sous pression, même si on aura noté une légère hausse des tarifs moyens, de 329.400 à 337.700 dollars au premier trimestre, la première depuis longtemps (395.400 dollars au premier trimestre 2016). C'est principalement grâce à la mise en service fin 2016 de Deepwater Conqueror, une plateforme de forage en eaux très profondes pour laquelle Transocean a conclu un contrat de cinq ans avec Chevron au tarif journalier attrayant de 589.000 dollars. Le taux d'occupation s'est quant à lui à nouveau contracté à un plancher historique de 43 %, contre 51 % l'an dernier au premier trimestre et 46 % au quatrième trimestre. Le bénéfice net a reculé de 243 à 91 millions de dollars, le bénéfice net récurrent (hors éléments uniques) plongeant de 261 à 4 millions (ou de 0,69 à 0,01 dollar par action). Les analystes s'attendaient en moyenne à une perte nette de 0,08 dollar par action. Le carnet de commandes s'élevait à 10,8 milliards de dollars fin avril, contre 11,3 milliards début février. Sur une flotte totale de 56 plateformes, 26 sont actuellement inactives. L'annonce, en avril, de la signature d'un contrat avec Statoil pour Transocean Spitsbergen (contrat d'au moins 83 millions de dollars) est cependant positive. Mieux encore, épinglons la déclaration d'intention du groupe pour la vente d'un total de 15 plateformes hautement spécialisées pour eaux peu profondes (jackups), dont cinq seront livrées début 2020 (sans contrat de location). Transocean espère boucler ce trimestre la transaction de 1,35 milliard de dollars (400 millions en liquide et 950 millions pour la construction de 5 nouveaux jackups) avec Borr Drilling, et ainsi renforcer son bilan. Transocean a en outre émis un emprunt garanti de 410 millions de dollars début mai. Avec, fin mars, une position de trésorerie de 3,1 milliards de dollars (pour 8,4 milliards de dettes) et une ligne de crédit inutilisée de 3 milliards, tout semble en place pour des acquisitions. La décision de l'OPEP, le 27 mai dernier, de prolonger de neuf mois jusqu'à mars 2018 les limitations de production, est la bienvenue. Mais il est encore trop tôt pour parler d'un réel inversement de tendance dans le secteur offshore. Les cours du pétrole hésitant, l'action Transocean est retombée ces derniers mois à son niveau d'avant le premier accord sur la réduction de la production de pétrole de fin novembre 2016. Une fenêtre d'entrée attrayante. Nous nous attendons à ce que Transocean procède à de nouvelles acquisitions cette année encore, une fois la vente des jackups finalisée. Conseil : digne d'achat Risque : élevé Rating : 1C Paru sur initiedelabourse.be le 1er juin Sous peu, Transocean renforcera considérablement son bilan.