• Actuellement, nous préférons Vestas Wind Systems au nouveau groupe fusionné Siemens Gamesa Renewable Energy, né de la vente aux Espagnols des activités éoliennes du groupe allemand il y a quelques mois. Gamesa est en effet traditionnellement beaucoup plus exposé aux marchés émergents. En Inde surtout, on déplore aujourd'hui d'i...

• Actuellement, nous préférons Vestas Wind Systems au nouveau groupe fusionné Siemens Gamesa Renewable Energy, né de la vente aux Espagnols des activités éoliennes du groupe allemand il y a quelques mois. Gamesa est en effet traditionnellement beaucoup plus exposé aux marchés émergents. En Inde surtout, on déplore aujourd'hui d'importants retards dans les nouvelles commandes en raison de l'instauration d'un système d'enchères par le pouvoir central afin de limiter le pouvoir de décision des États locaux. De très nombreuses commandes ont ainsi été annulées, et douze mois pourraient s'écouler avant que le système national d'enchères soit au point. • Cette problématique affecte beaucoup moins Vestas. Le groupe danois d'envergure mondiale gagne ainsi des parts de marché, non seulement face à Siemens Gamesa, mais aussi par rapport à l'autre grand acteur du secteur, le groupe américain General Electric. L'instauration de systèmes d'enchères pourrait peser sur les prix, mais cela sera de toute manière favorable à un grand acteur à même de faire jouer des avantages d'échelle. Le coût actualisé de l'énergie (LCEO) - déterminé, outre par le coût de la turbine, par les frais d'installation et d'entretien, notamment - va encore gagner en importance. De plus, Vestas Wind a lancé un programme de rachat d'actions propres d'une valeur de 600 millions d'euros. À 16 fois le bénéfice escompté cette année et à un rapport attendu entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA) de moins de 8 pour cet exercice, l'action a retrouvé une valorisation raisonnable après la récente correction. Elle est dès lors " digne d'achat " (1B).