L'été et le grand air incitent aux plaisirs simples. L'occasion de reprendre le volant de la MX-5, archétype du roadster authentique, qui offre une bonne dose de sensations sans débordement de puissance et à prix raisonnable. D'autant que nous n'avions pas encore testé la variante gonflée du 2 litres, poussée de 160 à 184 ch. Des chevaux gagnés dans le haut du compte-tour: le moteur grimpe désormais avec entrain jusqu'à 7.500 tr/min, dans une sonorité plutôt agréable pour un quatre cylindres. Les performa...

L'été et le grand air incitent aux plaisirs simples. L'occasion de reprendre le volant de la MX-5, archétype du roadster authentique, qui offre une bonne dose de sensations sans débordement de puissance et à prix raisonnable. D'autant que nous n'avions pas encore testé la variante gonflée du 2 litres, poussée de 160 à 184 ch. Des chevaux gagnés dans le haut du compte-tour: le moteur grimpe désormais avec entrain jusqu'à 7.500 tr/min, dans une sonorité plutôt agréable pour un quatre cylindres. Les performances deviennent sérieuses et l'autobloquant mécanique assure la motricité en sortie de courbe. Il permet aussi d'entretenir de jolies dérives du train arrière qui restent la plupart du temps faciles à contrôler grâce au châssis précis, rigide et équilibré. Mention aussi pour la commande de boîte, à la fois consistante et rapide. Sur le plan dynamique, on regrette juste la direction trop légère. A bord, conducteur et passager sont proches du sol et très près l'un de l'autre. Vu l'étroitesse des lieux, ils joueront des coudes ou se chatouilleront les bras, selon les cas... Et il faudra voyager léger car le coffre est très limité. Si la finition reste assez basique (nombreux plastiques durs), l'équipement est complet et la capote en toile à armature en aluminium se manipule toujours d'un simple mouvement de bras. La MX-5 contemporaine conserve donc le caractère authentique de ses devancières et offre un rapport prix/plaisir imbattable. Elle n'a d'ailleurs plus de concurrence directe depuis la disparition de la Fiat 124 Spider (qui utilisait le châssis Mazda). Reste à savoir quelle MX-5 choisir! Si les sportifs opteront pour la version 184 ch, sa soeur 1.5 litre de 132 ch offre déjà beaucoup de plaisir et coûte 3.000 euros de moins. Dans un autre genre, il y a aussi toujours la variante RF "Targa" à toit rigide escamotable, stylée, mais plus chère et moins "puriste" d'esprit. Dans tous les cas, la MX-5 reste un vrai joujou extra.