Aussi incroyable que cela puisse paraître, la Fédération Wallonie-Bruxelles n'a toujours pas imposé de plafond salarial pour les dirigeants des institutions qui dépendent d'elle, contrairement à ce qui est en vigueur au niveau fédéral et en Wallonie. Il existe, certes, une circulaire qui recommande un plafond de 245.000 euros annuels bruts mais elle n'est pas contraignante et, surtout, le Parlement n'a aucun moyen de vérifier son application. Le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) entend fixer rapidement des balises dans un décret, inspiré de la Wallonie. " Il n'y a pas de raison d'avoir une gouvernance à géométrie variable, dit-il. Il faut que nous disposions d'une vue précise des rémunérations des administrateurs, des managers, des postes à mandats, des commissaires du gouvernement. "

Qui dépasse actuellement ce plafond en Fédération Wallonie-Bruxelles ? On cite le patron de la RTBF Jean-Paul Philippot et des responsables d'hôpitaux universitaires mais sans que des chiffres officiels soient disponibles. Et, pour le ministre-président, c'est bien là le problème. Chaque organisme devra transmettre un rapport annuel au Parlement, dans lequel les rémunérations du comité de direction seront précisées.

La transparence ne se limitera pas aux rémunérations. Pierre-Yves Jeholet veut en effet mettre en ligne un cadastre des subsides octroyés par la Fédération. " Je ne mets le focus sur rien ni personne mais je refuse que le débat politique soit pollué durant cinq ans pour des questions de manque de transparence ", déclare-t-il.