E.ON, l'énergéticien allemand, a terminé l'année 2016 sur une perte nette de 16 milliards d'euros, la plus massive de son histoire. Il avait déjà accusé un trou de 6,3 milliard...

E.ON, l'énergéticien allemand, a terminé l'année 2016 sur une perte nette de 16 milliards d'euros, la plus massive de son histoire. Il avait déjà accusé un trou de 6,3 milliards en 2015. L'essentiel de ce revers est dû à des dépréciations comptables après avoir introduit en Bourse 53 % de sa division active dans le domaine des énergies traditionnelles. Cette dernière, nommée Uniper, existe depuis janvier 2016 et regroupe toutes les centrales au gaz, au charbon et hydroélectriques. E.ON, de son côté, s'est recentré sur les énergies renouvelables, les réseaux, les services et aussi le nucléaire (qui est en voie d'abandon en Allemagne). Une charge supplémentaire de 2 milliards s'est rajoutée à la facture finale afin de financer cette sortie de l'atome. Selon sa direction, le résultat 2016 est " le dernier à refléter les charges du passé ". Par Jean-Christophe de Wasseige