Exclue des négociations au fédéral, la N-VA a la dent dure. La seule chose qui ira avanti est la facture, ironise la ministre flamande de l'Energie, et cela lui est intolérable. " L'accord gouvernemental flamand, insiste-t-elle, prévoit que la facture énergétique ne peut augmenter sous cette législature et je m'y tiendrai. " Avec cette déclaration musclée, Zuhal D...

Exclue des négociations au fédéral, la N-VA a la dent dure. La seule chose qui ira avanti est la facture, ironise la ministre flamande de l'Energie, et cela lui est intolérable. " L'accord gouvernemental flamand, insiste-t-elle, prévoit que la facture énergétique ne peut augmenter sous cette législature et je m'y tiendrai. " Avec cette déclaration musclée, Zuhal Demir part en guerre contre un gouvernement fédéral qui n'existe pas encore et qu'elle soupçonne de vouloir fermer à terme nos centrales nucléaires, ce qui coûterait, selon une récente étude, quelque 100 millions d'euros. En cas de fermeture, poursuit-elle, la Flandre n'adaptera pas son Plan climat et pour construire éventuellement des centrales à gaz, il faudra au préalable obtenir de sa part les permis nécessaires. Selon la ministre, l'accord entre Bart De Wever et Paul Magnette prévoyait le maintien en activité de Tihange 3 ainsi que de Doel 4 et, tout au long de sa course à la présidence, Egbert Lachaert se serait lui aussi prononcé pour leur maintien en activité. Mais entre-temps, le président de l'Open Vld est devenu préformateur et selon Willem-Frederic Schiltz, chef de groupe, " cela change le point de vue ". Si Zuhal Demir cherche manifestement le conflit, les autres chefs de file relativisent voire placent la ministre devant ses propres contradictions. Le dossier énergie est trop important pour permettre des petits jeux politiques, commente le CD&V Robrecht Bothuyne. Nos centrales nucléaires, observe-il, commencent à se faire vieilles et la N-VA elle-même s'est prononcée pour la construction de nouvelles centrales à gaz. En bloquer la construction pour des motifs purement politiques lui paraît d'autant plus insupportable que l'accord de gouvernement prévoit expressément un traitement plus fluide des procédures d'obtention de permis.