Soupçonnée d'avoir introduit dans notre pays entre 2003 et 2008 pour plus de 2 milliards d'euros de diamants à l'aide de documents falsifiés, la société anversoise Omega Diamonds peut enfin respirer. La Cour d'appel d'Anvers...

Soupçonnée d'avoir introduit dans notre pays entre 2003 et 2008 pour plus de 2 milliards d'euros de diamants à l'aide de documents falsifiés, la société anversoise Omega Diamonds peut enfin respirer. La Cour d'appel d'Anvers estime en effet, tout comme l'avait fait le magistrat de première instance, que les dispositions sur lesquelles se basait la douane pour poursuivre l'entreprise contrevenaient aux dispositions européennes en matière de libre circulation de biens. Omega Diamonds risquait en théorie une amende comprise " entre deux et plusieurs dizaines de milliards d'euros ". Ainsi prend fin une affaire qui a longtemps défrayé la chronique anversoise. En 2013 déjà, Omega Diamonds avait négocié avec le parquet l'abandon de toute poursuite moyennant versement de 160 millions d'euros. La " modicité " de la somme - à l'époque la plus grosse transaction du genre dans notre pays - avait suscité quelques grincements de dents. Ne souhaitant pas s'y rallier, la douane avait poursuivi seule l'action judiciaire mais vient de se voir, comme les spécialistes s'y attendaient d'ailleurs, déboutée. GUILLAUME CAPRON