La formule peut sembler sévère mais pour le CD&V, " percevoir des années durant une allocation sans apprendre la langue du pays n'est plus acceptable ". En Flandre en effet, 17% des demandeurs d'emploi ne parlent pas ou peu néerlandais, ce qui fait au total, près de 33...

La formule peut sembler sévère mais pour le CD&V, " percevoir des années durant une allocation sans apprendre la langue du pays n'est plus acceptable ". En Flandre en effet, 17% des demandeurs d'emploi ne parlent pas ou peu néerlandais, ce qui fait au total, près de 33.000 personnes. Ce ne sont pas, explique le Gantois Robrecht Bothuyne, des réfugiés récemment arrivés dans notre pays ou fraîchement inscrits auprès de l'Office flamand de l'emploi (VDAB). " Quelque 10.000 d'entre eux sont en quête d'emploi depuis plus de deux ans et près de 5.000 perçoivent une allocation depuis plus de quatre ans ", précise-t-il. Le député régional plaide dès lors pour un examen de langue obligatoire comme c'est déjà le cas aux Pays-Bas où quiconque souhaite y résider doit non seulement apprendre le néerlandais mais également comment y fonctionne la société ainsi que le marché du travail. Le VDAB organise certes des cours de langue mais ils sont facultatifs et selon le CD&V, fort critique envers l'action du ministre flamand de l'Emploi, le N-VA Philippe Muyters, inefficaces. Ce dernier avait en effet lancé l'an dernier un Plan d'intégration par le travail, prévoyant notamment l'apprentissage de la langue sur le lieu de travail mais, selon le CD&V, " le nombre de personnes qui suivent cette formation tend à diminuer et cela pose problème ".