Le principe de l'aide téléphonique avec des thérapeutes n'est pas neuf en Belgique. De nombreuses entreprises la mettent gracieusement et anonymement à disposition de leurs employés. Certaines mutualités la proposent aussi à leurs affiliés. Mais Partena Ziekenfonds qui couvre toute la Flandre et Bruxelles (25 % d'affiliés francophones ! ), et Partenamut, son équivalent francophone, viennent,...

Le principe de l'aide téléphonique avec des thérapeutes n'est pas neuf en Belgique. De nombreuses entreprises la mettent gracieusement et anonymement à disposition de leurs employés. Certaines mutualités la proposent aussi à leurs affiliés. Mais Partena Ziekenfonds qui couvre toute la Flandre et Bruxelles (25 % d'affiliés francophones ! ), et Partenamut, son équivalent francophone, viennent, elles, de lancer une ligne téléphonique axée sur le burn-out. " La ligne est ouverte, les jours de travail, de 8 h à 21 h, explique Sarah Masschelein, porte-parole de Partena Ziekenfonds. Nous nous sommes rendu compte que la demande est très forte dans le domaine du burn-out. Se rendre soi-même directement chez un médecin est une étape que beaucoup de gens ont encore du mal à franchir. Le téléphone est peut-être plus simple. " Concrètement, les mutuelles Partena offrent cinq sessions téléphoniques par an gratuitement à leurs affiliés. Ce service vient en plus des remboursements déjà prévus dans le cadre de l'assurance complémentaire, de visites (12 à 16) chez un psychologue ou dans un centre spécialisé dans le burn-out. " Nos sessions durent 45 minutes, poursuit Christine Wautelet, directrice Organisation & Change Management chez Partenamut. Il faut les prendre comme un point de départ. Si le thérapeute se rend compte que le téléphone ne suffit pas, il peut renseigner un spécialiste du burn-out situé à proximité de l'affilié. Directement ou au bout des cinq sessions. A partir de la sixième session, la conversation est facturée 60 euros. " Maggie De Block, la ministre fédérale de la Santé publique, s'est félicitée de cette initiative. Dans la foulée, elle a annoncé que le très attendu remboursement de l'aide psychologique serait d'actualité en mars. Les personnes, âgées entre 18 et 64 ans et recommandées par un psychiatre ou un généraliste, se verront rembourser jusqu'à huit sessions par an. Dont coût pour le patient : entre 4 et 11 euros par session.