En golf, il suffit parfois d'un petit déclic pour changer le cours d'une histoire. Vainqueur de l'Open de France alors qu'une relégation sur le Challenge Tour le menaçait, Nicolas Colsaerts se retrouve subitement dans une position idéale pour relancer sa carrière. Assuré de pouvoir jouer sur l'European Tour lors des deux prochaines années, il s'est également qualifié pour les Finals très rémunératrices du circuit, à savoir le Turkish Airlines Open (7-10 novembre), le Nedbank Challenge en Afrique du Sud (14-17 novembre) et, sans doute, le Tour Championship de Dubaï (21-24 novembre). Sur sa lancée, il pourrait...

En golf, il suffit parfois d'un petit déclic pour changer le cours d'une histoire. Vainqueur de l'Open de France alors qu'une relégation sur le Challenge Tour le menaçait, Nicolas Colsaerts se retrouve subitement dans une position idéale pour relancer sa carrière. Assuré de pouvoir jouer sur l'European Tour lors des deux prochaines années, il s'est également qualifié pour les Finals très rémunératrices du circuit, à savoir le Turkish Airlines Open (7-10 novembre), le Nedbank Challenge en Afrique du Sud (14-17 novembre) et, sans doute, le Tour Championship de Dubaï (21-24 novembre). Sur sa lancée, il pourrait donc parfaitement faire bingo, tant au niveau financier que sportif. Michel Vanmeerbeek, coach emblématique du Belgian Bomber, ne s'attendait pas vraiment à un tel retournement de tendance. " Lorsqu'il est arrivé à Paris, il restait sur plusieurs déceptions, notamment lors de l'Open d'Italie. Son moral n'était pas top. Il était, en outre, fatigué physiquement et mentalement par une série de huit tournois consécutifs. Mais, bizarrement, les pièces du puzzle se sont bien assemblées. Dès le premier jour, il était inspiré. Je ne l'avais personnellement plus vu toucher aussi bien la balle depuis sa grande année 2012 où il avait notamment participé à la Ryder Cup. " Lorsqu'il est en confiance, bien dans son swing, Colsaerts reste l'un des joueurs les plus doués du circuit. Il a tous les coups dans ses doigts. Mais on le sait : chez ce champion fragile et atypique, tout se passe d'abord dans la tête. " C'est pourquoi, tout au long du tournoi, j'ai beaucoup travaillé avec lui son état d'esprit pour éviter qu'il broie du noir. Je voulais absolument que le positif prenne le dessus sur le négatif, que le petit ange qui est en lui prenne l'avantage sur le vilain diable qui le poursuit. Je voulais qu'il soit en paix avec lui-même, libéré. Et, parallèlement, j'ai beaucoup insisté aussi pour qu'il se batte face au parcours plutôt que face à ses adversaires. Le Golf National représente un terrible défi qui nécessite une concentration maximale. " Exorciser les démons, chasser les doutes et minimiser la pression : c'était la formule magique. Et maintenant ? Dans d'autres sports, à 36 ans, un athlète de haut niveau songe à prendre sa retraite. Ce n'est évidemment pas le cas en golf. " Nico a la chance d'avoir un swing naturel qui lui a permis d'être très rarement blessé durant sa carrière. Son corps n'est pas usé. S'il le veut et s'il est prêt à consentir quelques sacrifices, il a encore de très beaux jours devant lui ! ", ajoute Michel Vanmeerbeek. Mais, là encore, tout dépendra de son mental. Jeune marié et jeune papa, Nicolas admet qu'il relativise désormais davantage les choses de la vie. Mais il ajoute aussitôt que sa passion pour le golf est intacte et qu'il ne se voit pas quitter le métier prochainement ! Bref, comme toujours avec lui, tout est possible ! L'occasion est belle, en tout cas, de rebondir vers les plus hauts sommets...