Honneur à l'aîné, Pierre Alechinsky, qui présente ses Early Works alors qu'un autre Belge entré dans l'histoire des arts plastiques, Jean-Michel Folon, s'incarne dans des pièces d'envergure. Rappelant que l'ambition de l'artiste n'était pas faite que de simple poésie lunaire mais traquait le dé...

Honneur à l'aîné, Pierre Alechinsky, qui présente ses Early Works alors qu'un autre Belge entré dans l'histoire des arts plastiques, Jean-Michel Folon, s'incarne dans des pièces d'envergure. Rappelant que l'ambition de l'artiste n'était pas faite que de simple poésie lunaire mais traquait le désir de remplir des espaces larges, parfois avec des constructions imposantes. Faut-il encore présenter les deux autres Belges de cette série ? Wim Delvoye, benjamin de la bande (1965), est également scruté par le prisme de ses Early Works 1988-1993 alors que Jan Fabre, présenté par la Guy Pieters Gallery à Venise jusqu'à la fin novembre, a concocté un hommage intitulé A Tribute To Hieronymus Bosch in Congo 2011 - 2013, où la provocation ne semble pas être ici au premier plan, en tout cas plastiquement. Mais l'attraction la moins orthodoxe du programme réside sans doute dans le travail de Tony Oursler : ce New-Yorkais généreusement exposé il y a un peu moins de quatre ans au Mac's, délivre une série d'oeuvres baptisées Splash 2001-2009. Les trucages vidéo et l'utilisation ludique du virtuel, provoquent de troublants effets de dédoublement où les créatures du concepteur/sculpteur semblent surgir d'un rêve bizarroïde pour nous tenir éveillés. Sensation hypnotique et un rien lynchienne comme le clip qu'Oursler réalisait en 2013 pour la chanson Where Are We Now de David Bowie. Un must parmi d'autres. Jusqu'au 5 septembre, www.guypietersgallery.com Par Philippe Cornet