Le 5 juin au Reflektor, les Bruxellois de Hun Hun partagent une soirée avec le phénomène syrien Omar Souleyman. En commun, des musiques qui s'imprègnent de l'Orient et qui veulent faire danser. Souleyman est un curieux phénomène. Partant...

Le 5 juin au Reflektor, les Bruxellois de Hun Hun partagent une soirée avec le phénomène syrien Omar Souleyman. En commun, des musiques qui s'imprègnent de l'Orient et qui veulent faire danser. Souleyman est un curieux phénomène. Partant du dabkeh, musique traditionnelle des pays du Levant, il devient dans les années 1990, une star des... mariages. Cinq cents albums live et studio plus tard (véridique), ses chansons répétitives basées sur des mélodies aux parfums électroniques ont conquis l'international. Du festival de Glastonbury à celui de Roskilde en passant par le Pukkelpop, son keffieh mène le groove. Configuration différente pour la première partie de la soirée. Hun Hun est formé d'une paire de jumeaux bruxellois de 28 ans fascinés par les séquenceurs et la Turquie. Leur récent et premier album, Y Bab Adöy, mélange les inspirations: vieux films orientaux de série B, science-fiction d'opérette, exotisme kitsch. Le résultat? Des morceaux qui se déhanchent sans complexe aucun, chantés en faux turc, avec la volonté de déplacer les frontières subjectives de l'imaginaire. C'est surprenant, et la garantie d'une expérience pas si loin du psychédélisme.