" Cela montre que, dans la gestion d'actifs, on peut être petit et profitable, contrairement à ce que l'on entend parfois ". Etienne de Callataÿ, un des quatre fondateurs de la société Orcadia lancée voici deux ans par ces anciens de la Banque Degroof, se réjouit des premiers résultats : Orcadia, q...

" Cela montre que, dans la gestion d'actifs, on peut être petit et profitable, contrairement à ce que l'on entend parfois ". Etienne de Callataÿ, un des quatre fondateurs de la société Orcadia lancée voici deux ans par ces anciens de la Banque Degroof, se réjouit des premiers résultats : Orcadia, qui emploie désormais neuf personnes, a terminé l'année en léger boni et dispose désormais de 350 millions d'euros d'actifs sous gestion. Le gestionnaire d'actifs basé à Luxembourg et lancé en avril 2016 suit donc sa feuille de route initiale. "Nous avions dit que nous voulions récolter 150 millions d'euros d'actifs par an pour aboutir à environ un milliard sous gestion dans cinq ans", détaille Etienne de Callataÿ. La société qui se spécialise dans l'investissement socialement responsable gère 135 millions via un compartiment de sicav mixtes logé chez Pictet, et le solde est géré de façon discrétionnaire pour des clients qui sont à la fois des institutionnels et des particuliers. "Nous préparons le lancement d'un second compartiment qui sera plus pointu encore en termes d'investissement socialement responsable, explique le cofondateur, car il se basera sur une sélection de titres selon la méthode de l'indice MSCI (qui exclut évidemment les titres du secteur nucléaire, du tabac, des OGM). Et nous y ajoutons trois filtres : nous ne reprenons que les titres éligibles par le Fonds souverain norvégien et par le réseau Financité et nous excluons tout le secteur des énergies fossiles."