Dans le secteur du numérique, la Wallonie cherche encore ses nouvelles stars. Et pourtant, elle ne manque pas de pépites. Parmi elles, la firme Odoo, anciennement connue sous le nom d'OpenERP, fondée par Fabien Pinckaers. Fondée en 2004, la société qui propose une suite d'applis de gestion, a d'ores et déjà réalisé un parcours étonnant qui devrait inspirer pas mal d'entrepreneurs de Di...

Dans le secteur du numérique, la Wallonie cherche encore ses nouvelles stars. Et pourtant, elle ne manque pas de pépites. Parmi elles, la firme Odoo, anciennement connue sous le nom d'OpenERP, fondée par Fabien Pinckaers. Fondée en 2004, la société qui propose une suite d'applis de gestion, a d'ores et déjà réalisé un parcours étonnant qui devrait inspirer pas mal d'entrepreneurs de Digital Wallonia, la stratégie numérique du gouvernement wallon. Et pour cause, elle emploie pas moins de 300 personnes réparties en Belgique, en Inde, à Hong Kong ou aux Etats-Unis. Selon son CEO, Odoo a enregistré l'an passé une croissance de 60 %, portant son chiffre d'affaires à 13,6 millions d'euros pour un bénéfice de 1,4 million d'euros. Une solide prouesse car, l'année d'avant, ses comptes affichaient une perte de plus de 500.000 euros. Ce qui explique ce retournement de situation ? Une réduction des frais et une évolution du business model. " Notre spécificité a toujours été de proposer des solutions open source, explique Fabien Pinckaers. Mais nous avons commencé à proposer des applis payantes en complément. " Une stratégie rendue possible grâce à sa levée de fonds de 10 millions en 2014 qui lui a permis d'investir avant de retrouver des comptes dans le vert. Et d'enregistrer une nette croissance qui devrait continuer. Fabien Pinckaers s'attend à continuer sa croissance sur ce rythme de 60 % (" on n'est est qu'au tout début ! ") et engagera, cette année, 150 personnes. C'est que le marché des logiciels de gestion pour les entreprises est gigantesque et Odoo propose des solutions accessibles, comparé aux géants du secteur, que la start-up belge continuera d'affronter depuis sa Wallonie natale. " Nous avons, chez nous, un niveau de compétence élevé dont le coût n'est pas aussi élevé qu'à San Francisco. C'est un atout majeur. Dans notre domaine, il est même facile de recruter. Et notre centre de décision restera ici. " C.CH.