La Grand-Place de Bruxelles va- t-elle devenir le dernier lieu d'expo à la mode de l'art contemporain? Après le succès de Banksy qui a attiré du monde jusqu'au 9 janvier au même endroit, se pose dès le 28 février Pop Masters. Rien d'osé et encore moins ...

La Grand-Place de Bruxelles va- t-elle devenir le dernier lieu d'expo à la mode de l'art contemporain? Après le succès de Banksy qui a attiré du monde jusqu'au 9 janvier au même endroit, se pose dès le 28 février Pop Masters. Rien d'osé et encore moins de révolutionnaire puisque les artistes pop d'hier sont devenus les classiques d'aujourd'hui, déclinés non seulement en expositions mais aussi en catalogues, bibelots, artefacts, papiers peints et pourquoi pas linge de cuisine. Mais au-delà de l'aspect un rien prévisible d'amener au vénérable numéro 5 de la Grand-Place la production d'Andy Warhol (1928-1987), Roy Lichtenstein (1923-1997) ou Keith Haring (1958-1990), il y a aussi du plaisir. Celui de voir non pas des oeuvres premières des artistes mais environ 150 posters originaux marquant la culture, des sixties aux années 1980. Ce qui s'est retrouvé collé aux murs de plusieurs générations de chambres d'adolescents - comme dans les salons d'adultes - se caractérise par une volonté de couleurs généreuses, de graphisme stylisé et d'évocations urbaines. Voire hollywoodiennes dans le cas des reproductions de Marilyn Monroe signées Warhol: plus qu'un poster ou une iconographie, un stéréotype du 20e siècle.