Pour le scénariste Matz (Le tueur), " Tango, c'est l'histoire d'un homme qui fuit la violence du monde et que la violence rattrape où qu'il se trouve ". Le dessinateur Philippe Xavier (Croisade, Conquistador) affirme et à raison que " c'est une bande dessinée d'aventure dans la lignée des séries classiques que l'on pouvait li...

Pour le scénariste Matz (Le tueur), " Tango, c'est l'histoire d'un homme qui fuit la violence du monde et que la violence rattrape où qu'il se trouve ". Le dessinateur Philippe Xavier (Croisade, Conquistador) affirme et à raison que " c'est une bande dessinée d'aventure dans la lignée des séries classiques que l'on pouvait lire dans les années 1980 ". La première planche abonde dans le sens des créateurs de ce nouveau personnage récurrent. Le paysage magnétique de la Cordillère des Andes en Bolivie, un oiseau qui trône au sommet d'un cactus et la voix de John Tango qui aspire à la tranquillité, à la solitude et au vide. Cette bande dessinée classique, au sens noble du terme, réunit tous les ingrédients d'un genre popularisé au siècle dernier par Bernard Prince et Blueberry grâce à un dessin aussi réaliste que cinématographique et par une intrigue qui n'a qu'une mission : celle de divertir. Le héros, solide comme le roc, est à glisser dans la catégorie des hommes dont le genre est de " disparaître " plutôt que de " tuer de sang-froid ". John Tango a beau souhaiter refaire sa vie, vous connaissez déjà la suite : ses secrets et son passé ténébreux ne vont pas tarder à refaire surface. Sa romance avec la vénéneuse Agustina va devoir être mise sur pause après un affrontement fougueux avec trois hommes armés qui viennent semer le chaos dans ce petit village perdu au milieu de nulle part. La trame a beau être familière, on se laisse prendre au jeu par le côté western de l'aventure qui fait gentiment office de madeleine de Proust.