Hormis une expo photo présentée au Musée des Arts décoratifs, la première journée de l'Intime Festival - ce vendredi 23 août - sera intégralement vampirisée par la performance de Niels Arestrup. Cette gueule du cinéma et du théâtre français, tout juste septuagénaire, doit sa réputation à un physique de plus en plus inquiétant au fil du temps. Mais aussi à sa voix d'une même densité, flattant davantage les basses que les aigus, donc taillée pour s...

Hormis une expo photo présentée au Musée des Arts décoratifs, la première journée de l'Intime Festival - ce vendredi 23 août - sera intégralement vampirisée par la performance de Niels Arestrup. Cette gueule du cinéma et du théâtre français, tout juste septuagénaire, doit sa réputation à un physique de plus en plus inquiétant au fil du temps. Mais aussi à sa voix d'une même densité, flattant davantage les basses que les aigus, donc taillée pour s'emparer d' Un membre permanent de la famille, 12 nouvelles de l'écrivain majeur américain Russel Banks. Autre grande pointure de lecteur, en clôture le dimanche 25 août, Mathieu Amalric s'empare du sensible Le Lambeau de Philippe Lançon, récit d'un survivant de l'attaque terroriste contre Charlie Hebdo en janvier 2015. Quantitativement, c'est la journée du 24 qui est la plus fournie avec une quinzaine de rendez-vous dont deux concernent l'écrivain anversois Jeroen Olyslaegers. Ce dernier a créé la sensation en Flandre avec Trouble, récemment traduit en langue française, ouvrage qui met en scène Wilfried, 22 ans, girouette incapable de choisir son camp dans un Anvers occupé par l'armée allemande en 1940. Une lecture de ce livre marquant assumée par Johan Leysen, superbe acteur belge, sera suivie d'un entretien avec Olyslaegers, qui manie le français comme la phrase, avec des sensations garanties. L'Intime ne déballe pas seulement les mots, il les interroge aussi, par exemple via cette discussion qui se demande si on peut apprendre à écrire, posant la question à de jeunes écrivains passés par des écoles d'art, comme Guillaume Sorensen ou Olivier El Khoury. Ce contexte livresque - qui inclut par exemple Le voyage en Belgique de Patrick Corillon ou une rencontre avec Florence Aubenas - ne devrait pas déplaire à CharlElie Couture, programmé le samedi sur le coup de 16 heures pour une heure au piano. Longtemps exilé à New York, le Nancéen est revenu dans l'actualité il y a quelques mois avec Même pas sommeil, album traversé de mots et de musiques imprégnés de toute une vie, incluant photographie, peinture, littérature, expérimentation web. Vie que son sujet et auteur définit comme étant de nature " poète rock "...