"On va commencer à la façon d'un pop-up: on va ouvrir pour trois mois, ce qui nous donnera l'occasion de voir les réactions des visiteurs face à cette expérience digitale assez unique en Belgique, et puis de terminer les aménagements intérieurs du lieu, sans précipitation." Dans la dernière ligne droite avant l'ouverture ce 13 mars, Gilles Bazelaire, directeur de l'ASBL Kikk, est forcément très concerné par une av...

"On va commencer à la façon d'un pop-up: on va ouvrir pour trois mois, ce qui nous donnera l'occasion de voir les réactions des visiteurs face à cette expérience digitale assez unique en Belgique, et puis de terminer les aménagements intérieurs du lieu, sans précipitation." Dans la dernière ligne droite avant l'ouverture ce 13 mars, Gilles Bazelaire, directeur de l'ASBL Kikk, est forcément très concerné par une aventure qui croise deux destins. D'une part, celui du festival Kikk qui compte déjà une décennie passée à offrir des nouveautés qu'on pourrait baptiser de techno-culturelles, déchiffrant abondamment la digitalisation galopante. De l'autre, celui du bâtiment ayant représenté la Belgique à l'exposition universelle de Milan en 2015, chaque pays participant ayant été tenu de repartir avec son pavillon. Une aubaine pour l'équipe de Kikk qui récupère donc l'ample structure de bois et de verre éco-durable conçue par l'architecte namurois Patrick Genard. Démontée en Italie et réinstallée sur l'esplanade de la citadelle, cette imposante silhouette de 2.500 m2 propose trois espaces à la croisée des arts, des sciences et des technologies. Il y a donc Le Lab qui invite le visiteur dans "une fenêtre sur la crème des innovations dans les domaines industriels, des start-up, de la science et de la recherche". Et puis Le Playground, lieu interactif qui permet par exemple de retrouver ses propres traits dans un tableau de Munch ou de Van Gogh ; amusant et surprenant tant pour les adultes que les enfants. Cela devrait d'ailleurs être aussi le cas de la partie du pavillon consacrée à la première exposition temporaire du lieu, baptisée Humans/Machines. Soit une exploration de ces deux espèces où l'on rappelle que si la seconde est bien sûr diligentée par la première, l'intelligence artificielle reste l'une des principales voies d'exploration du futur. Une problématique emmenant dans son sillage des questions aussi palpitantes que "un robot peut-il être un artiste?". Le pavillon est ouvert jusqu'au 13 juin, avant une seconde phase de travaux.