C'est un des programmes initiés par le président Trump: Artemis doit permettre aux Américains de poursuivre activement l'exploration spatiale. Avec, comme première échéance, remarcher sur la Lune en 2024, soit 52 ans après la dernière mission Apollo. Pour ce programme, la Nasa se repose, plus que d'habitude, sur le secteur privé et le ...

C'est un des programmes initiés par le président Trump: Artemis doit permettre aux Américains de poursuivre activement l'exploration spatiale. Avec, comme première échéance, remarcher sur la Lune en 2024, soit 52 ans après la dernière mission Apollo. Pour ce programme, la Nasa se repose, plus que d'habitude, sur le secteur privé et le financement commercial. Pour aller sur la Lune, elle va utiliser la fusée SLS (Space Launch System) mise au point par Boeing et la capsule Orion pour l'équipage que produit Lockheed Martin. Un premier vol, uniquement orbital, avec ces deux éléments, propriétés de la Nasa, pourrait déjà avoir lieu en novembre de cette année. Il lui manque un élément pour fouler à nouveau le sol lunaire: un système de taxi et d'alunissage pour transporter l'équipage d'Orion vers la Lune. Celui-ci faisait l'objet d'un contrat commercial. Trois entreprises étaient en lice. Dynetics, un constructeur basé dans l'Alabama ; une association momentanée entre Blue Origin, de Jeff Bezos, Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper ; et SpaceX, la société spatiale d'Elon Musk, le fondateur de Tesla. C'est ce dernier qui a décroché le contrat estimé à 2,9 milliards de dollars. SpaceX travaille déjà avec la Nasa puisqu'avec son lanceur, elle a envoyé des astronautes à deux reprises sur la Station spatiale internationale. Elle va développer le système de taxi-alunisseur voulu par la Nasa sur base de Starship, le vaisseau réutilisable destiné à transporter un grand nombre de personnes dans l'espace. Les premiers tests de Starship au Texas n'ont guère été concluants avec quelques explosions à l'atterrissage mais une nouvelle version est en cours de développement.