Ce 19 mai, la visite par le couple royal des Musées royaux des Beaux-Arts (MRBAB), à Bruxelles, a fait office de signal : les musées belges reprennent vie. Certes, avec toutes les mesures nécessaires pour empêcher la propagation d'une seconde vague virale. Il n'est donc pas forcément confortable de parcourir ces...

Ce 19 mai, la visite par le couple royal des Musées royaux des Beaux-Arts (MRBAB), à Bruxelles, a fait office de signal : les musées belges reprennent vie. Certes, avec toutes les mesures nécessaires pour empêcher la propagation d'une seconde vague virale. Il n'est donc pas forcément confortable de parcourir ces salles masqué, après avoir réservé à l'avance (selon les lieux), d'autant que personne ne sait combien de temps ces contraintes perdureront. A parier, plus longtemps que l'expo Femmes artistes/Femmes fatales & Femmes-objet installée dans les locaux de la rue de la Régence jusqu'au 7 juin. Soit une centaine d'oeuvres qui prennent comme point de départ un ensemble d'esquisses et d'études (photo) d'Alix d'Anethan (1848-1921), artiste aujourd'hui largement oubliée mais surgie d'une époque où la femme n'était pas en mesure de suivre une formation artistique officielle... Si l'expo prévue à partir du travail du peintre irlando-américain Sean Scully est annulée, les MRBAB présentent encore trois autres manifestations. Celle des originaux de Pieter Bruegel et une assez jolie box numérique qui lui consacre une immersion via projection HD. Seconde expo : celle dédiée à l'Ecole hollandaise, soit une majorité de toiles datant du 17e siècle, reflétant cet âge d'or des Pays-Bas du Nord. Troisième point de visite, totalement différent des deux précédents : les créations de l'Américain Joseph Kosuth (1945) qui rend hommage à Magritte en installant dans le musée dédié à l'homme à la pipe une création monumentale datée de 2016.