C'est la thèse défendue depuis longtemps par Wannes Keulemans, professeur émérite en politique agricole à la KU Leuven. La Flandre compte trop de bovins qui, comme tous les ruminants, émettent des gaz à effet de s...

C'est la thèse défendue depuis longtemps par Wannes Keulemans, professeur émérite en politique agricole à la KU Leuven. La Flandre compte trop de bovins qui, comme tous les ruminants, émettent des gaz à effet de serre et seraient à eux seuls responsables de 70% de l'impact du secteur agricole sur l'environnement. Mais les tabous ont, dans notre pays, la vie dure. De sorte que l'on s'obstine à chercher des solutions technologiques sans jamais s'attaquer à la vraie source du problème.... Nous mangeons pourtant moins de viande, buvons moins de lait et, compte tenu des espèces élevées, n'obtenons pas vraiment de bons prix pour nos viandes exportées, commente le professeur. Le bon sens suggère dès lors de réduire la taille du cheptel. Mais personne n'ose s'y atteler. Outre une diminution des gaz à effet de serre, pareille réduction permettrait pourtant une meilleure affectation des sols qui deviendraient, par exemple, des espaces verts ou des forêts. Deux tiers des terres agricoles de Flandre sont actuellement dédiées d'une manière ou l'autre à l'élevage.