Les yeux qui picotent, et surtout cette tenace odeur de chlore que plusieurs douches ne parviennent pas à effacer, ne seront bientôt plus que mauvais souvenir... En réalité, ce n'est pas le chlore qui pique dans les piscines, mais la trichloramine, le sous-...

Les yeux qui picotent, et surtout cette tenace odeur de chlore que plusieurs douches ne parviennent pas à effacer, ne seront bientôt plus que mauvais souvenir... En réalité, ce n'est pas le chlore qui pique dans les piscines, mais la trichloramine, le sous-produit formé par la réaction du chlore avec d'autres substances azotées et carbonées apportées par les baigneurs (sueur, poils, urine, etc.). L'expérience menée depuis trois ans à la piscine Dilkom de Dilbeek s'étant révélée concluante, Zorg en Gezondheid, l'agence flamande pour la santé, vient d'autoriser la généralisation en Flandre de piscines couvertes pauvres en chlore et la construction d'un nouveau complexe de ce type démarrera dès le 1er octobre à Deurne. Légalement, les piscines couvertes doivent contenir entre 0,5 et 1,5 mg de chlore par litre. Le milligramme est la dose la plus usuelle et contrairement à ce qui se passe en Wallonie, les exploitants de piscines ne peuvent recourir à des méthodes alternatives. Avec une consommation chlorée de 0,25 mg/l, Dilkom fonctionnait par dérogation et utilisait d'autres techniques de désinfection : ultra-violets, ionisation et oxydation... L'investissement nécessaire, 50.000 euros, a été rapidement compensé par une augmentation de la fréquentation de l'ordre de 12%.