A Saga To Freedom est le sous-titre de l'expo interrompue par le corona mais à nouveau accessible dans les toujours impressionnantes Halles de Schaerbeek, jusqu'au 17 janvier. La jauge est restreinte (120 admissions par jour) et le premier week-end de notre visite, début décembre, affichait complet. Il faut donc obligatoirement réserver. Le vaste thème est d'autant plus pertinent que l'h...

A Saga To Freedom est le sous-titre de l'expo interrompue par le corona mais à nouveau accessible dans les toujours impressionnantes Halles de Schaerbeek, jusqu'au 17 janvier. La jauge est restreinte (120 admissions par jour) et le premier week-end de notre visite, début décembre, affichait complet. Il faut donc obligatoirement réserver. Le vaste thème est d'autant plus pertinent que l'histoire des musiques populaires mondiales ne serait pas grand-chose sans l'apport des sonorités afro-américaines, africaines, brésiliennes et autres, du disco au reggae en passant naturellement par la soul, le rhythm 'n' blues, la samba, le blues, le rap et rien moins que l'avènement du rock'n'roll des origines. D'ailleurs, Elvis Presley a droit à un focus dans l'expo qui, outre les évidences noires planétaires (Jimi Hendrix, James Brown, Billie Holiday, Youssou N'Dour, Marvin Gaye, Michael Jackson ou Otis Redding) rappelle aussi le magnétisme essentiel de Fela Kuti, militant suprême de Lagos, ou de la scène de rumba congolaise. On parcourt donc le dédale d'une demi-douzaine de salles en clair-obscur où l'on peut voir et entendre les différentes cultures blacks à l'aide d'un bracelet et d'un plugging mettant en marche des musiques comme leurs images. La scénographie n'oublie pas la chronologie dans un espace qui reprend les différentes dates marquantes de la saga black, comme la naissance de Bob Marley, les classiques jazz absolus de John Coltrane ou l'exil européen des Brésiliens Gilberto Gil et Caetano Veloso pour cause de dictature militaire. L'exposition qui a démarré à Dakar et qui a déjà traversé neuf pays manque peut-être d'un ou deux passages davantage mis en scène. Et pandémie oblige, il faut apporter ses propres écouteurs pour pouvoir se brancher sur les sorties son. Sinon, voilà une visite bien funky qui peut aussi se réaliser en famille: on n'est jamais trop jeune pour commencer à écouter de bonnes musiques...