Au cours des huit premiers mois de cette année, la société de transport De Lijn a été contrainte de supprimer 151.760 trajets, le plus souvent au dernier moment. Pour toute l'année 2018, près de 200.000 trajets avaient été supprimés. En cause, un manque cria...

Au cours des huit premiers mois de cette année, la société de transport De Lijn a été contrainte de supprimer 151.760 trajets, le plus souvent au dernier moment. Pour toute l'année 2018, près de 200.000 trajets avaient été supprimés. En cause, un manque criant de chauffeurs. Cette pénurie a, pour la première fois, entraîné davantage de suppressions de trajets que les grèves. Un malheur venant rarement seul, s'y ajoute le fait qu'un chauffeur sur trois est âgé de plus de 50 ans, de sorte que la pénurie va sans doute s'accentuer. Une vaste campagne de communication a, certes, permis à la société de transport d'engager 410 nouveaux conducteurs sur un total de 570 postes à pourvoir. Mais il faut le temps de les former et De Lijn affirme faire tout ce qu'elle peut pour raccourcir les délais d'engagement et de formation. N'ayant pas vraiment de solution immédiate, Roger Kesteloot, le directeur-général de la société, en est réduit à recourir à un palliatif qui lui paraît constituer " la moins mauvaise solution " : réduire l'offre dans les zones sensibles. Par exemple, quatre bus par heure plutôt que cinq, afin que les voyageurs soient certains de voir leur bus arriver. L'imprévisibilité, plaide-t-il, chasse les voyageurs et les incite à opter pour d'autres modes de transport.