Perdre pas loin de 10% en Bourse alors que, pour la première fois, on fait des bénéfices. Voilà le sort qu'ont réservé les investisseurs au réseau social Twitter. La semaine passée, Twitter a dévoilé ses résultats annuels pour l'année 2018, affichant 3 milliards de dollars de chi...

Perdre pas loin de 10% en Bourse alors que, pour la première fois, on fait des bénéfices. Voilà le sort qu'ont réservé les investisseurs au réseau social Twitter. La semaine passée, Twitter a dévoilé ses résultats annuels pour l'année 2018, affichant 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2018 pour un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars. Soit un beau renversement de tendance alors qu'en 2017, Twitter était dans le rouge à hauteur de 108 millions. Plus positif encore : au dernier trimestre 2018, le réseau social a fait mieux que ce que les analystes espéraient. Et pourtant, les investisseurs ont sanctionné le réseau aux gazouillis. Pourquoi ? En raison de son nombre d'utilisateurs trop " faible " par rapport aux autres réseaux, comme Facebook, Instagram, etc. Son nombre de monetizable daily active users (nombre d'utilisateurs réguliers qui peuvent voir de la pub) n'a crû que de 9% entre 2017 et 2018. Une croissance visiblement trop légère pour les boursicoteurs qui aiment les croissances à deux chiffres quand on parle de digital. Surtout que Twitter n'en affiche toujours que 126 millions d'utilisateurs, alors que Facebook affiche la même croissance mais sur une base de 1,5 milliard d'utilisateurs quotidiens. Dans le numérique, les investisseurs regardent toujours les croissances et les perspectives de croissance bien plus que les chiffres... Au grand dam de Twitter.