Jusque début janvier, le formidable Milo Manara s'expose place du Châtelain à Bruxelles. Né en 1945 dans le Trentin-Tyrol du Sud, ce dessinateur virtuose italien est de la génération influencée par la BD adulte : celle du Français Jean-Cl...

Jusque début janvier, le formidable Milo Manara s'expose place du Châtelain à Bruxelles. Né en 1945 dans le Trentin-Tyrol du Sud, ce dessinateur virtuose italien est de la génération influencée par la BD adulte : celle du Français Jean-Claude Forest ( Barbarella) et du Belge Guy Peellaert ( Jodelle). Mais Manara va pousser plus loin encore le récit érotique, et ce dès 1968 ou ses planches déshabillées lui servent à financer ses études d'architecture à Venise. Manara conçoit le corps de la femme comme un territoire de fantasmes et de rêveries, géographie du désir arpentée pendant plusieurs décennies. En alternant la bande dessinée aux formes pulpeuses à des projets plus singuliers, notamment avec le cinéaste franco-chilien Alejandro Jodorowsky. A Bruxelles, il est question de deux séries. Celle, en noir et blanc, initiée par le journal Corriere della Sera qui, en 2017, lui propose de réaliser 45 illustrations pour des couvertures inédites et puis, sous le signe de la couleur, le travail effectué pour le jeu de cartes Red Light : A Star Is Porn ( sic), dans sa lignée davantage déshabillée.