Les scale-up tech, ces entreprises du digital en très forte croissance et qui génèrent déjà de vrais chiffres d'affaires, n'adoptent pas le ton alarmiste des jeunes pousses, les start-up. On se souvient que ces dernières avaient appelé le gouvernement à la rescousse pour soutenir leur business. Et de révéler que, d'après une étude men...

Les scale-up tech, ces entreprises du digital en très forte croissance et qui génèrent déjà de vrais chiffres d'affaires, n'adoptent pas le ton alarmiste des jeunes pousses, les start-up. On se souvient que ces dernières avaient appelé le gouvernement à la rescousse pour soutenir leur business. Et de révéler que, d'après une étude menée sur près de 200 start-up, la moitié d'entre elles n'avaient pas assez de cash pour dépasser le mois de septembre. A en croire les chiffres récemment dévoilés par une étude de Deloitte, les scale-up, par contre, se montrent nettement plus optimistes : 83% de celles qui ont été interrogées estiment que la crise du coronavirus n'aura qu'un impact limité, voire nul, sur leurs activités. Elles ne nient toutefois pas les soucis. Le plus gros d'entre eux n'est autre que le retard ou l'absence de nouveaux contrats, notamment en raison de l'arrêt d'activités des clients et des événements (foires et salons), par exemple. Une situation qui aura inévitablement des répercussions sur les prévisions de croissance. Selon Deloitte, " 38% s'inquiètent du cash-flow ou de la trésorerie. Néanmoins, moins d'une entreprise sur cinq pense que la pandémie aura des répercussions majeures sur le financement qui pourrait mettre en péril la continuité des opérations ". D'ailleurs, l'enquête montre également que 55% de ces boîtes tech en forte croissance n'ont même pas fait appel aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement. Beaucoup se concentrent, sans surprise, sur la compression des charges d'exploitation ou l'amélioration du fonds de roulement. Et seules 14% des scale-up étudiées ont réduit leur personnel ou licencié des employés...