" Certaines sociétés de recouvrement axent même leur publicité sur le milieu scolaire, regrette Johan Van Biesen, et leur intervention n'est pas gratuite. J'ai vu des factures de 100 euros dépasser les 1.000 euros un an plus tard, poursuit le président de SOS Schulden op School (SOS Dettes à l'école), une ASBL qui milite depuis 20 ...

" Certaines sociétés de recouvrement axent même leur publicité sur le milieu scolaire, regrette Johan Van Biesen, et leur intervention n'est pas gratuite. J'ai vu des factures de 100 euros dépasser les 1.000 euros un an plus tard, poursuit le président de SOS Schulden op School (SOS Dettes à l'école), une ASBL qui milite depuis 20 ans pour une réelle égalité de chances à l'école. En 2016, un peu plus de 10.000 nouveaux dossiers ont été ouverts, pour un montant moyen de 217 euros. Les écoles n'envisagent pas - comme le demande, par exemple, le sp.a - de renoncer à un système qui, selon elles, fonctionne bien. " La plupart des parents n'ont pas de réels problèmes financiers : ils sont simplement distraits ou négligents ", commente Yves Van Nieuwenburg, porte-parole de l'Association belge des sociétés de recouvrement de créances (ABRBVI). Pour Caroline Gennez, auteure d'une proposition de loi sur le sujet, interdire le recours aux sociétés de recouvrement ne suffit pas. Le matériel scolaire devrait être acquis en achats groupés par les écoles et ensuite, prêté aux enfants. Les parents devraient en outre être clairement informés dès la rentrée scolaire de ce que leur coûtera la scolarité de leur enfant. Le montant total annuel à payer devrait être fractionné en trois versements partiels au moins, et enfin, tout comme cela existe déjà dans le primaire, un montant maximal facturable devrait être progressivement introduit dans l'enseignement secondaire. Question d'égalité. " Certaines écoles techniques ou professionnelles, argumente-t-elle, réclament des frais si élevés que les parents suggèrent à leur enfant de suivre une autre orientation. "