La vieille expression " les murs ont des oreilles " n'a jamais été aussi vraie qu'aujourd'hui, à l'heure des enceintes connectées. De plus en plus de consommateurs installent chez eux ces petites bornes de Google, Apple ou Amazon auxquelles ils peuvent passer des commandes vocales. S...

La vieille expression " les murs ont des oreilles " n'a jamais été aussi vraie qu'aujourd'hui, à l'heure des enceintes connectées. De plus en plus de consommateurs installent chez eux ces petites bornes de Google, Apple ou Amazon auxquelles ils peuvent passer des commandes vocales. Seulement, certaines personnes derrière ces appareils connectés ont écouté (ou fait écouter par des prestataires !) des conversations (parfois intimes ou médicales !) pour alimenter et améliorer leurs algorithmes. Les révélations de la pratique par certains médias et les nombreuses critiques ont poussé Google, Apple et Amazon à " boucher les oreilles " de leurs appareils. Du moins temporairement. Car même si les Gafa mis en cause ont minimisé la faute en avançant le faible taux de conversations écoutées (0,2% d'après Google, 1% d'après Apple), il leur est devenu difficile de justifier ces atteintes à l'intimité de leurs utilisateurs. Et les gendarmes de la vie privée commencent à s'en mêler. Une enquête a ainsi été ouverte en Allemagne pour savoir si Assistant (de Google) était en phase avec la réglementation européenne. De son côté, Amazon a réagi en proposant une fonctionnalité permettant de refuser les écoutes. A voir si cela suffira pour calmer les craintes... alors qu'au même moment, Microsoft a, lui aussi, admis que des conversations Skype et Cortana sont parfois écoutées. On n'a pas fini d'en entendre parler...